Jules Barbey d’Aurevilly,
Rhythmes oubliés
“ Je ne savais pas (heureux enfant !) ce que c’est que la Beauté, la Douleur, l’Orgueil, tout ce qui vivait sans respirer dans ce plâtre morne et blême. Je ne savais pas ce que c’est que d’être nue, ce que c’est que d’être impie, et pourquoi, ô buste inconnu, ils t’avaient donné l’air étonnant que tu avais ! Mon sein que tu n’agitais pas, était fermé sur les profondeurs de ma destinée. Depuis, il s’est ouvert comme un gouffre. Beauté, Douleur, Orgueil, je vous ai connus ! J’ai appris que vous étiez la vie, et que toi, tu t’appelais Niobé ! VIII Ô Niobé ! ”
