Jean-Pierre-François Lesguillon

Élements biographiques

Jean-Pierre-François Lesguillon Émotions (1833)

Mais je n'ai plus d'orgueil : je n'aimerais l'étude Que pour la conquérir !
Si tu m'avais aimé, peut-être la mémoire Eût couronné mon nom d'un rayon enflammé : J'aurais eu des succès, j'aurais eu de la gloire, Si tu m'avais aimé !
Sans toi que vaut ma vie enchaînée à la tienne ?
L'avenir à mes yeux ne sourit qu'avec toi : Il faut que je t'adore et que je t'appartienne, Il te faut toute à moi !
Oui, tout entière ! ainsi mon destin te réclame : Oses-tu bien m'offrir un partage moqueur ?
L'amour calcule-t-il? Une ame veut une ame : Un cœur veut tout un cœur !
Source : Gallica

Jean-Pierre-François Lesguillon Marie Touchet, chronique orléanaise… (1833)

Le roi fut le plus indigné d'un pareil soupçon.
— Ma mère ! c'est impossible, il m'a sauvé la vie !
— A vous ! sans doute; les protestans ne vous craignent pas.... mais moi!... Oh! douleur! mes entrailles brûlent comme si une flamme... ma tête s'égare... Infâme assassin! qu'on le saisisse !
Gyvès écoutait avec calme et résignation.
— J'attends ; Dieu sait tout, disait-il.
Et sa figure n'exprima ni colère, ni surprise.
— Que l'on secoure ma mère !
Bourgoing et Charles soutiennent Catherine, et la font asseoir sur le canapé... Marie lui présente un verre d'eau.
Source : Gallica

Jean-Pierre-François Lesguillon Émotions (1833)

Mais tu ne sais pas deux sermens ; Et de même qu'aux jours de l'ardente jeunesse Ton cœur d'une vive tendresse Plus d'une fois n'a point battu, Objet d'un pur amour que l'infortune augmente, La Royauté, ta seule amante, T'est chère autant que la vertu.
Au fond de ces cachots qui dévorent ta vie L'espérance, du moins, avec toi descendra : L'arrêt d'un tribunal ne te l'a point ravie, Son charme te consolera ; Oui, dans ce froid cercueil où tu meurs solitaire, Tu rêveras un grand mystère Au loin caché dans l'avenir : Que dis-je, l'avenir ?
Source : Gallica

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