Joseph Esneaux,  Considérations sur les projets de l'aristocratie… (1820)

“ Quand je parlerai de la destruction de l'aristocratie , il ne faudra pas croire que je desire la destruction des aristocrates : je n'ai donné à personne le droit-de m'attribuer un souhait inhumain. Il né faudra pas même croire que j'en veuille à l'aristocratie réglée par la charte ; plût au ciel que chacun respectât la charte comme je la respecte. C'est l'aristocratie féodale que je combats, et je l'a combats
parce qu'elle s'agite encore, comme je le prouverai, n'en déplaise à ceux qui jurent que c'est une chimère, dont les malveillans se servent pour effaroucher les gens simples.
”
Source : Gallica

Joseph Esneaux,  Journal militaire de la Révolution française… (1822)

“ C'était lui qu'on accusait de tous les maux; la guerre pouvait rendre à la patrie le bonheur et la paix; tout Français voulut être soldat, tout soldat fut un héros, et le drapeau tricolore commença le tour du monde.
On ne le voit pas débuter par des triomphes ; mais la gloire l'adopte à Jemmapes , et le suit de Vienne à Memphis. Plus tard, Napoléon, lui prêtant les ailes de l'aigle, le conduit de victoire en victoire dans toutes les capitales, et vient enfin l'ensevelir à Waterloo sous les ruines du grand empire.
”
Source : Gallica

Joseph Esneaux,  Journal militaire de la Révolution française… (1822)

“ Appauvrie et humiliée dans les derniers jours de Louis XIV, avilie et ruinée sous Louis XV, mais instruite par les nombreux écrits des philosophes, soutenue par la conscience de ses forces y et inspirée par la gravité des circonstances, la France, dans la première exaltation d'un fervent patriotisme, était déjà la grande nation, et c'était la grande nation préoccupée du grand projet de se régénérer tout entière quoi qu'il en pût coûter. ”
Source : Gallica

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