Résumé

Joseph Esneaux Considérations sur les projets de l'aristocratie… (1820)

Quand je parlerai de la destruction de l'aristocratie , il ne faudra pas croire que je desire la destruction des aristocrates : je n'ai donné à personne le droit-de m'attribuer un souhait inhumain. Il né faudra pas même croire que j'en veuille à l'aristocratie réglée par la charte ; plût au ciel que chacun respectât la charte comme je la respecte. C'est l'aristocratie féodale que je combats, et je l'a combats
parce qu'elle s'agite encore, comme je le prouverai, n'en déplaise à ceux qui jurent que c'est une chimère, dont les malveillans se servent pour effaroucher les gens simples.
Source : Gallica

Joseph Esneaux Considérations sur les projets de l'aristocratie… (1820)

On sait ce que le Conservateur entend par sophite. On sait que la France en tout opposée à celle de ce que le Conservateur appelle les sophistes est celle de la féodalité. On sait que la France des rois n'avait point de constitution, et d'ailleurs était la France des rois, quand les rois étaient les plus forts; mais la France de l'aristocratie quand l'aristocratie pouvait dominer les rois.
Source : Gallica

Joseph Esneaux Considérations sur les projets de l'aristocratie… (1820)

Mais les corps politiques vivent des siècles, se renouvellent, si j'ose le dire, par molécules, et la masse, toujours homogène, conserve toujours sa tendance. De Clovis à Louis XVIII, l'aristocratie a changé de poids, non d'esprit. Elle se souvient que, partie du néant où elle n'est pas encore redescendue, elle a pu se placer et dominer plusieurs siècles au sommet de l'édifice politique ; elle se dit tout bas que pour y monter encore elle aura moins à gravir qu'autrefois.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature