Résumé

Joseph Esneaux Journal militaire de la Révolution française… (1822)

Appauvrie et humiliée dans les derniers jours de Louis XIV, avilie et ruinée sous Louis XV, mais instruite par les nombreux écrits des philosophes, soutenue par la conscience de ses forces y et inspirée par la gravité des circonstances, la France, dans la première exaltation d'un fervent patriotisme, était déjà la grande nation, et c'était la grande nation préoccupée du grand projet de se régénérer tout entière quoi qu'il en pût coûter.
Source : Gallica

Joseph Esneaux Journal militaire de la Révolution française… (1822)

C'était lui qu'on accusait de tous les maux; la guerre pouvait rendre à la patrie le bonheur et la paix; tout Français voulut être soldat, tout soldat fut un héros, et le drapeau tricolore commença le tour du monde.
On ne le voit pas débuter par des triomphes ; mais la gloire l'adopte à Jemmapes , et le suit de Vienne à Memphis. Plus tard, Napoléon, lui prêtant les ailes de l'aigle, le conduit de victoire en victoire dans toutes les capitales, et vient enfin l'ensevelir à Waterloo sous les ruines du grand empire.
Source : Gallica

Joseph Esneaux Journal militaire de la Révolution française… (1822)

Le faste de la cour de Louis XIV n'était que parcimonie en comparaison de la prodigalité de celles de Louis XV.
et de Louis XVI. Par une longue durée et l'accroissement des abus, il s'était formé dans la nation une nation particulière et privilégiée ; c'était la réunion de tous ceux dont les a b us composaient la vie et l'existence. Elle vivait aux dépens de l'autre , mais sa coalition inévitable empêchait qu'on pût faire aucune réforme ; cette prodigieuse tentative était au-dessus des moyens d'un homme; il ne fallait pas moins que la nation entière pour l'oser.
Source : Gallica

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