Résumé

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire Considérations sur la liste civile… (1830)

Errans en Europe pendant un quart de siècle, les Bourbons ne purent jamais à l'école de l'adversité se pénétrer du principe si simple, si vrai, que les gouvernans ne sont tels que par le peuple et pour le peuple.
Depuis 1789 une ère nouvelle a commencé, non-seulement pour la France, mais pour le monde. Ces grands troupeaux, appelés nations, que le despotisme peut encore tondre à son gré ou envoyer à la boucherie, après avoir si long-temps mouillé de pleurs et rongé leurs fers, finiront par les briser.
Source : Gallica

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire Considérations sur la liste civile… (1830)

Les monarchies européennes sont presque toutes accablées de dettes, Les deficit sont des gouffres creusés par la prodigalité des gouvernails. Pour les combler, ils grimaceront la tendresse envers les gouvernés, et parleront de bonté paternelle qu'on ne leur demande pas, pour se dispenser d'actes de justice qu'on demande et qu'on a droit d'exiger. À leur avis, les nations ne sont jamais assez éclairées pour jouir de la liberté, mais assez pour obéir sans réplique et payer.
Source : Gallica

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire Considérations sur la liste civile… (1830)

Les décombres du Directoire, de l'empire et de la royauté, sont un mobilier qu'on peut acheter ou louer. Pour ces Janus à trente faces, un gouvernement quelconque n'est qu'une ferme à exploiter, une curée à partager.
La probité politique est plus rare que la probité civile, qui cependant n'est pas très-commune. L'ineptie et le crime, sauf quelques rares exceptions, gouvernent le monde, et les plus grands criminels ne sont pas toujours ceux qu'on jette dans les bagnes ou qu'on envoie à l'échafaud.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature