Résumé

Le droit divin de la monarchie sous l'ancien régime et ses effets funestes… (1872)

Il n'est pas mort, ce droit divin, redoutable à ceux même qui l'invoquent ; il ne peut mourir : il est enraciné dans l'orgueil humain, pétri, dès l'enfance, de préjugés surannés. Il peut se dérober aux yeux, se dissimuler pour un temps, mais tôt ou tard il reparaît pour bouleverser le monde. Il y a des circonstances fatales qui presque toujours entraîneront les princes imbus de tels principes : le moment viendra où ils croiront leur conscience et leur honneur intéressés à s'élever au-dessus de la Constitution et des lois de leur pays
Source : Gallica

Le droit divin de la monarchie sous l'ancien régime et ses effets funestes… (1872)

Cette armée est celle qui a infligé tant de maux à l'Europe centrale, qui a dépouillé le Danemark, qui a détruit la Confédération germanique, qui a frappé la France au coeur et comprimé toute indépendance individuelle dans les États allemands. Mais lorsque les fumées de la victoire seront dissipées, le jour viendra où, dans le pays d'où cette armée est sortie pour s'abattre sur l'Allemagne et sur la France, on verra la tempête et la foudre éclore de l'exercice même de ce droit divin en lutte avec la volonté nationale, et dont aujourd'hui l'on s'enivre : ce sera notre vengeance.
Source : Gallica

Le droit divin de la monarchie sous l'ancien régime et ses effets funestes… (1872)

Il n'y a plus de nation, Monsieur, il n'y en a plus. » Nous voici ramenés droit au livre de l'évêque de Meaux, à la la Politique tirée de l'Écriture. « La volonté de tout le peuple, dit Bossuet, est renfermée dans celle du prince : tout l'État est en lui. » — «L'État, c'est moi! » disait Louis XIV. J'ai quelque peine à croire que cela soit entendu ainsi du corps entier de ce grand et honorable parti légitimiste dont vous êtes membres; et vous-mêmes, Messieurs, l'entendez-vous ainsi? Est-ce là ce que veut la France ?
Source : Gallica

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