Résumé

Le R. P. Claude-Jean Maumus, de l'ordre des frères Prêcheurs (1888)

Quant aux sentiments que professe pour lui sa chère ville de Mirande: ah ! mes frères.
votre présence ici en rangs si pressés, si pieux et si recueillis, le dit plus éloquemment et plus haut que toutes les paroles. Ah ! c'est que vous l'aviez connu dès sa plus tendre jeunesse et, mieux que personne, vous saviez quel prêtre d'or nous avons perdu. Voilà pourquoi sa mort, révélant aujourd'hui le secret des cœurs, nous le montre jouissant incontestablement de la sympathie de tous, et voilà pourquoi le cortège de ses funérailles offre à nos yeux attendris comme un véritable appareil de triomphe.
Source : Gallica

Le R. P. Claude-Jean Maumus, de l'ordre des frères Prêcheurs (1888)

Eh bien ! le prêtre que nous pleurons a eu, toute sa vie, l'insigne honneur de mériter cette estime réfléchie, cette sympathie dévouée qui est le caractère des affections populaires. Dieu l'avait doué d'une de ces natures riches qui doivent forcément ravir les cœurs. Esprit droit et éclairé, âme transparente et ennemie de toute dissimulation, cœur noble, aimant et généreux, caractère éminemment charitable pour tout le monde, tout se réunissait en lui pour forcer l'estime ou plutôt l'affection de tous.
Source : Gallica

Le R. P. Claude-Jean Maumus, de l'ordre des frères Prêcheurs (1888)

L'arrangement des affaires de Saint-Etienne le ramena vers nous, au mois d'avril dernier, épuisé, à bout de forces, mais conservant l'espoir de retourner en Orient, dès qu'il aurait un peu amélioré son état. Hélas ! c'était là une illusion que rien ne justifiait aux yeux de tous ; il paraissait bien voisin de ses derniers jours, et quand il s'en alla chercher des soins dans son pays et sa famille, nous lui dîmes adieu sans croire à son retour.
L'approche de la mort ne lui ôta rien de sa douceur patiente et sereine.
Source : Gallica

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