C. Courtin, Plaintes (1861)
“ Voltigez au hasard plaintives rêveries, Le gai printemps s'envole ainsi que les beaux jours, Et l'oiseau chante encor la saison des amours, Les grands bois sont touffus, vertes sont les prairies. Passez félicités, glacé, calmé est mon cœur, L'obscurité vaut mieux et ses lugubres voiles ; Les tristes nuits d'hiver sans cortège d'étoiles; Les jours où le soleil a caché sa splendeur ! La Mort moissonne tout, et les roses fanées, Et les boutons vermeils prêts à s'épanouir, Vous voyez le vieillard courbé par les années Avec l'enfant s'évanouir. ”
