Anonyme, Un été à la campagne (1868)
“ Combien de temps cela dura, ce que je souffris, je ne saurais le dire ; tout à coup, je ressentis une douleur aiguë, profonde, tout sembla se déchirer en moi ; je poussai un cri aussitôt étouffé sous mille baisers, puis je n’eus plus conscience de rien... Quand je repris mes sens, Lucien, inquiet, désolé, m’appelait des noms les plus doux ; il murmurait à mon oreille ce que l’amour peut inspirer de plus passionné. Tu crois peut-être, ma chère Albertine, que je vais être fâchée contre lui ; pas du tout, je l’aimais plus encore que tout à l’heure, si c’est possible ”
