Mme G. Saint-Amé

Élements biographiques

Mme G. Saint-Amé Mémoires d'un petit serin (1865)

Mais voici une cage bien élégante pour chez nous; j'ai peur que ce bonheur de notre Agathe ne soit causé par un chagrin de mademoiselle Juliette?
–Que voulez-vous? mon cher Courtois; il en est ainsi souvent dans ce monde : il faut que justice ait son cours. Ce n'est pas le tout que de posséder un bien, on doit être digne de cette possession ; à plus forte raison quand cette propriété est une créature susceptible de souffrir de notre négligence, doit-elle changer de maître.
Source : Gallica

Mme G. Saint-Amé Mémoires d'un petit serin (1865)

Ce qui vous fait croire que vous êtes fort à plaindre, c'est que jusqu'à présent vous avez toujours été heureux, et que vous ignorez ce que c'est que la peine.
Vous regrettez votre maîtresse, vous l'aimiez; je le conçois, elle était bonne pour vous ; mais enfin vous avez encore l'espoir de la revoir, elle peut venir vous réclamer ; le temps que le père Lagriffe lui a promis d'attendre est loin d'être écoulé. Je ne peux que vous répéter : Prenez courage, et d'ailleurs, s'il vous fallait
renoncer à ce bonheur, votre beauté vous tirera bientôt d'ici
Source : Gallica

Mme G. Saint-Amé Mémoires d'un petit serin (1865)

Mais la pauvre petite n'avait qu'une bonne intention ; car elle est excellente au fond, voyez-vous.
–Je ne dis pas non, Christine, reprit encore la mère Courtois ; cela prouve seulement, comme je le dis quelquefois à ma fille, qu'une bonne intention qu'on n'exécute pas ne signifie rien, et est plus souvent nuisible qu'utile.
A quoi sert-il d'être bonne, si l'on agit comme une personne méchante?
Sur ces mots, Christine, qui était déjà restée plus de temps qu'elle n'aurait dû, et qui ne trouvait rien à répondre, s'en alla très-enchantée d'avoir découvert le refuge de l'oiseau.
Source : Gallica

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