George Sand,
Cosima
(1840)
“ COSIMA. Eh bien, non ! Je n’ai cédé qu’à la crainte d’affliger Alvise ; mais il y avait au dedans de moi une voix qui me criait : « Tu mens, tu blasphèmes ! » LE CHANOINE. Cosima, serait-il vrai ? aurais-tu donné accès dans ton cœur à un sentiment coupable ? aimerais-tu ce Vénitien ? Hélas ! il n’est pas digne de toucher la main de ton mari ! COSIMA. Oh ! ne me dites pas que je l’aime ! LE CHANOINE. Dis-moi donc que tu ne l’aimes pas ! COSIMA. Peut-on aimer ce que l’on méprise. ”
