Résumé

Lamentations (1844)

“ Rose leva les yeux sur celui qui parlait.
— M. Deligny, s'écria-t-elle , oh! Monsieur, ayez pitié!... je vous en prie, emmenez-moi d'ici.. Oh!... j'étouffe!... je voudrais pleurer; emmenez-moi..,
— Venez, venez, lui dit-il, en lui prenant le bras... Et, tout en l'entraînant à travers la foule, il lui glissa ces mots qui, au plus profond de sa douleur, la firent frisonner, cependant, d'espérance :
— Vous l'aimez toujours, vous!... Eh bien! tout n'est pas perdu... ayez confiance... il reviendra peut-être.
Un quart-d'heure après cette scène, Zélie disait tout bas à Délio.
”
Source : Gallica

Lamentations (1844)

“ Astasie, Joséphine et Coelina, qui se disaient en catimini :
— Décidément Rose a quelque chose; elle était joyeuse comme un pinson il y a un mois, ensuite elle a eu l'air d'une âme en peine; aujourd'hui elle est tantôt gaie, tantôt triste ; tout cela n'est pas clair.
Quant à madame Vaillant, elle ne creusait pas si avant; Rose travaillait longtemps et bien; qu'avait-elle de plus à lui demander?
Restait le petit Louis, qui, tout en faisant manoeuvrer le ciselet et la pointe, répétait mentalement ce que mesdemoiselles Astasie, Joséphine et Coelina se communiquaient avec malignité entre elles.
”
Source : Gallica

Lamentations (1844)

“ Vous savez, ce qu'on n'ose pas dire à ses parents, on le confie parfois à une amie; et je suis sûre que c'est quelque enfantillage qui lui trotte dans la tête. Viens-tu, Rose, il y a une citadine qui nous attend à la porte.
— Me voici, répondit Rose, qui achevait de mettre son manteau et son bonnet,
Et, après avoir embrassé une seconde fois sa mère, qui ne la quittait pas des yeux, comme si elle eût voulu lire sur sa physionomie, et son père qui semblait plus préoccupé de son dîner refroidi que du départ de sa fille, la grisette monta en voiture avec mademoiselle Zélie...
”
Source : Gallica

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