Louis-Charles Gesquière

Élements biographiques

Louis-Charles Gesquière Du tabac (1859)

Je suis tabac femelle, et en vertus j'égale Quelle plante qui soit; j'en exempte mon masle.
Un peu moins haute que la nicotiane tabac, la tige présente un port analogue ; elle est velue et visqueuse dans toutes ses parties; ses feuilles épaisses, ovales, entières, obtuses, sous-pétiolées. Les fleurs en grappe, terminales, réunies elles-même en panicule. La corolle est jaune verdâtre; le tube dépassant à peine le calice est enflé et velu, étranglé au-dessous du limbe, hypocratériforme ; le calice a ses divisions ovales. Le fruit est une capsule arrondie, bi-loculaire.
Source : Gallica

Louis-Charles Gesquière Du tabac (1859)

Pendant l'action de la meule, ces ouvriers agitent le tabac en différents sens. Lorsqu'ils ne sont pas faits à ce travail, ils y gagnent des douleurs de tête violentes, des vertiges, des nausées, des éternuements continuels. Il s'élève, en effet, dans cette opération, une si grande quantité de parties subtiles, surtout en été, que tous les voisins en sont incommodés et se plaignent d'envie de vomir. Les chevaux qui font tourner la meule témoignent de l'âcreté nuisible de cette poussière qui voltige, en agitant fréquemment la tête, en tournant et en soufflant par les naseaux.
Source : Gallica

Louis-Charles Gesquière Du tabac (1859)

A les entendre, le tabac n'est pour eux qu'un remède, et d'une vertu héroïque; il calme le cerveau surexcité par des travaux intellectuels prolongés ; en agissant sur le système nerveux, il dissipe les névralgies les plus intenses, apaise les douleurs et les rend supportables. Il n'est pas enfin jusqu'à la faim et la soif qu'il ne puisse calmer, et il devient ainsi d'une utilité
Source : Gallica

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