Tabac à priser

Définition et enjeux

Barral L’industrie et le monopole des tabacs en France et dans les pays étrangers

Il résulte de ce rapprochement ce fait très remarquable que, dans les départements où la consommation individuelle est la plus forte, la consommation du tabac à fumer l’emporte de beaucoup sur celle du tabac à priser, tandis que précisément le contraire se présente dans les départements où la consommation individuelle est la plus faible. C’est que l’usage du tabac à priser est celui que l’on prend le plus facilement, et doit par conséquent dominer dans les contrées où la passion du tabac n’a pas encore pénétré.
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Frédéric Bère Les tabacs (1895)

Rien de plus simple à première vue que la fabrication du tabac ; il suffit, semble-t-il, de prendre des feuilles et de les hacher pour avoir du tabac à fumer, de les rouler pour faire des cigares, et de les râper, de les réduire en poudre pour avoir du tabac à priser. Mais si des procédés aussi élémentaires peuvent suffire à un cultivateur pour préparer sa provision de tabac, ils sont loin de répondre aux besoins de la consommation.
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Étienne Foëx Le tabac. Rendement et prix de revient… (1929-1930)

Les uns peuvent recommencer leurs essais impunément, alors que les autres continuent et continueront à réagir de la façon la moins agréable et la moins encourageante sans que, d'aucuns, puissent jamais s'accommoder de la fumée du tabac.
Notons que, des trois façons d'user du tabac : la fumée, la prise et la chique, le « fumage » est le plus agissant, bien que le tabac à priser contienne un pourcentage de nicotine élevé.
Les effets vraiment nocifs que l'on peut reprocher au tabagisme chronique sont ceux qui affectent l'appareil cardiaque et peuvent provoquer des accidents graves.
Source : Gallica

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