Résumé

Pierre-Alexandre Charvet De l'action comparée de l'opium et de ses principes constituans sur l'économie animale… (1826)

Chez l'homme, le vomissement n'est pas aussi facile, et ce n'est ordinairement que lorsque le cerveau a déjà ressenti les effets du médicament, qu'il sollicite sympathiquement l'estomac à rejeter la substance.
Chez le chien, le vomissement est un effet de la volonté ou de l'instinct de l'individu pour sa conservation ; chez l'homme, c'est un mouvement convulsif déterminé par les changemens apportés dans le cerveau, absolument comme cela se voit à la suite du balancement sur l'escarpolette ou de
la walse, chez les personnes qui n'en ont pas l'habitude.
Source : Gallica

Pierre-Alexandre Charvet De l'action comparée de l'opium et de ses principes constituans sur l'économie animale… (1826)

Chez les animaux où la congestion manque presque complètement, la sensibilité semble souvent exaltée par l'emploi de l'opium. Un faible choc , un léger bruit suffit pour faire tressaillir un chien qui paraît plongé dans la stupeur; il ouvre les yeux et regarde avec inquiétude ce qui l'entoure. Les sens ont donc conservé leur activité. Ils la conservent lors même que les effets du poison sont arrivés à leur plus haut degré d'intensité, et un faible ébranlement, venu du dehors, suffit souvent alors pour reproduire les accès tétaniques.
Source : Gallica

Pierre-Alexandre Charvet De l'action comparée de l'opium et de ses principes constituans sur l'économie animale… (1826)

Nous avons indiqué la perte complète de sensibilité comme un des effets de l'emploi de l'opium à haute dose ; mais il ne faudrait pas croire que cette perte de sensibilité dépendît d'une action sédative exercée sur les nerfs; elle est le résultat de la compression à laquelle le cerveau est soumis lorsque l'afflux sanguin a lieu. Aussi cet effet manque-t-il chez l'homme toutes les fois que la congestion n'est pas portée à un certain degré. Il peut sommeiller et les sensations arriver encore au cerveau ; quelquefois même la sensibilité de la peau est augmentée.
Source : Gallica

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