Apollonios de Rhodes, Les Petits poèmes grecs
“ Hercule avait près de lui sa massue, et sous ses pieds le vaisseau s’était enfoncé plus avant dans les flots. Déjà on retire les câbles et on fait sur la mer des libations de vin. Jason détourne du rivage de sa patrie ses yeux baignés de larmes. Tels que des jeunes gens qui, dansant au son du luth autour de l’autel d’Apollon, soit à Delphes, soit à Délos, ou sur les bords de l’Isménus, attentifs aux accords de l’instrument sacré, frappent en cadence la terre d’un pied léger : tels les compagnons de Jason, au son de la lyre d’Orphée, frappent tous ensemble les flots de leurs longs avirons. ”
