“ Un monstre aux flancs livides et gluants, au ventre ridé, aux pattes monstrueuses et écaillées, au museau grêle et difforme, s’arrête au bord du rivage et pousse avec force un long mugissement, premier cri de la vie qui va se perdre au fond des solitudes. ”
Citations sur “mugissement”
Alfred Moquin-Tandon,
Le monde de la mer
(1866)
“ Notre Mammifère, comme on le voit, n’offre rien qui permette de l’assimiler sérieusement au Cheval, à la Vache ou bien à l’Éléphant.Quand le temps est beau, on voit quelquefois des centaines de Morses qui se jouent, en faisant retentir l’air de leurs mugissements, lesquels ressemblent aux beuglements du taureau; d’autres sont paresseusement couchés au soleil. Quand ils dorment, il y a toujours une sentinelle vigilante, l’œil ouvert, le cou tendu, qui avertit la troupe s’il survient quelque danger. ”
François Xavier Joseph Servais, Hygiène de l'enfance, ou Guide des mères de famille… (1850)
“ Le muguet, également appelé millet et blanchet, est une inflammation particulière qui se manifeste plus souvent dans la première enfance que dans les autres âges de la vie, et qui attaque l'intérieur de la bouche, les gencives, la langue, en se prolongeant quelquefois le long de la membrane muqueuse du gosier, et en s'étendant à l'œsophage, à l'estomac, à l'intestin grêle, au gros intestin. Le muguet se révèle par le gonflement de la pointe et du bord de la langue, ou la rougeur de la surface de cet organe avec développement des papilles ”
Alexandre Laboulbène, Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneuses… (1861)
“ Examen du muguet fait à midi. A l'oeil nu, l'aspect est partout le même. Les taches ressemblent à une matière caséeuse et blanchâtre. Elles sont isolées et assez adhérentes à la surface de la muqueuse. Avec le microscope: 1° le muguet de la face interne des lèvres offre : des globules du lait, des granulations moléculaires, des lamelles d'épithéliurn pavimenteux; absence complète de spores et de filaments de végétaux ; 2° muguet de la langue; mêmes éléments et de plus quelques spores; 3° muguet du fond de la cavité buccale et du voile du palais ”
Adolphe-Basile Routhier, En canot
“ Nous approchons toujours, et bientôt nous apercevons devant nous une effrayante bataille de lames qui se brisent en écumant les unes contre les autres ! Le concert entendu de près, perd de son harmonie, et nous nous demandons qui pousse ces mugissements, ou plutôt ces beuglements formidables ? ”
Apollinaire Bouchardat,
Traité d'hygiène publique et privée basée sur l'étiologie…
(1887)
“ Outre les diverses parties de la bouche et du pharynx, le muguet peut se propager à l'œsophage jusqu'au cardia; quelquefois même, dans des cas graves, dans l'estomac, l'intestin grêle, et se montrer au pourtour de l'anus ; mais on n'en rencontre ni dans le larynx ni dans la trachée, parce que le mucus qui lubrifie ces organes n'est jamais acide. Quand le muguet a envahi la bouche des jeunes enfants, ils exercent alors un mâchonnement continuel, ils tirent fréquemment la langue hors de leur bouche ”
Fernand Papillon, Manuel des humeurs ; précédé de Notions sur les principes immédiats… (1870)
“ Les mucus sont des humeurs produites par la portion interglandulaire des muqueuses ou par toute la surface des muqueuses dépourvues de glandes, comme celles de la vessie et de l'urèthre. De même que les séreuses produisent des sérosités, les muqueuses produisent des mucosités. Leur propriété fondamentale est d'être visqueux, filants, blancs grisâtres, et légèrement troubles. Ils tiennent en suspension des cellules de l'épithélium de la muqueuse qui les a sécrétés, et une certaine quantité de leucocytes, rarement des gouttelettes graisseuses. ”
Pierre-Jean-Georges Cabanis,
Rapports du physique et du moral de l’homme
“ En examinant le mucilage, on voit qu’il a, par sa nature, une forte tendance à la coagulation. Si-tôt que l’eau, qui le tient si facilement dissous et suspendu entre ses molécules, vient à lui manquer, il se rapproche et s’épaissit. Si la dissipation de l’eau s’est faite d’une manière rapide, le résidu muqueux ne forme qu’un magma confus et sans régularité. Mais quand le mucilage perd l’humidité surabondante par une évaporation graduelle, on découvre çà et là dans son sein, des stries allongées qui se croisent ”
Adolphe Burggraeve,
Le livre de tout le monde sur la santé…
(1863)
“ La première impression est celle du froid, à cause de son action sur la peau, mais bientôt la réaction arrive et, avec elle, tous les signes d'une irritation du tégument interne ou gastro-pulmonaire. La vaste muqueuse qui s'étend à tout l'intérieur du corps, comme une peau rentrée, subit l'effet du brusque déplacement de l'activité cutanée. Ce sont des picotements, des grattements, une toux sèche, bientôt suivie d'une sécrétion augmentée de mucosités, d'abord claires comme de l'eau, puis muqueuses, couenneuses, lardacées même. ”
Antonin Bossu, Anthropologie, ou Étude des organes… (1873)
“ Le mucus est un liquide plus ou moins épais ou ténu, inodore, visqueux, ressemblant au mucilage végétal pour l'aspect, mais en différant essentiellement par l'azote qu'il contient. On y trouve une forte proportion d'eau, des globules à lui propres, des cellules d'épithélium, des sels, etc. Il enduit les surfaces des membranes muqueuses, dont il favorise les fonctions. Il sert à la perception des odeurs, dans les fosses nasales; à celles des. sons, dans les voies auditives ; à la digestion dans l'estomac ; il préserve les parois de la vessie du contact irritant de l'urine, etc. ”
C Colin, Nouvel avis au peuple sur sa santé… (1831)
“ Personne n'ignore qu'à la bouche, au nez, aux yeux, enfin à tous les orifices, naît une peau plus sensible encore, et continuellement humectée; cette peau, nommée MEMBRANE MUQUEUSE à cause du MUCUS ou liquide qui en sort continuellement, se prolonge intérieurement pour former d'un côté le canal respiratoire, de l'autre, le tube alimentaire, dont le prolongement forme le canal intestinal d'une part, et les voies génito-urinaires de l'autre. ”
Alexandre Laboulbène, Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneuses… (1861)
“ Productions plastiques diphthériques, grisâtres ou jaunâtres, disposées par plaques plus ou moins épaisses au milieu d'un boursouflement de la muqueuse; adhérentes; pouvant plus tard devenir brunâtres, noirâtres, ayant l'aspect gangreneux et une grande fétidité. Muqueuse sous-jacente à peine excoriée et non ulcérée 1. Productions du muguet ayant la forme et l'aspect de petits points blancs arrondis, de petits grains séparés ou de petits îlots de substance blanche réunis entre eux; adhérents à la muqueuse au début, faciles à enlever plus tard. Muqueuse à peu près saine au-dessous. ”
Alexandre Laboulbène, Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneuses… (1861)
“ Souvent aussi la partie malade de la muqueuse sur laquelle lé muguet va paraître a laissé suinter un peu de sérosité ou de plasma par une fine érosion des tissus. C'est alors comme un épiphénomène que se montre le muguet qu'on pourrait appeler secondaire ; par lui-même, le muguet ne fait point partie de la maladie, quoiqu'il soit un indice de l'état grave dans lequel se trouve le malade. ”
Alexandre Laboulbène, Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneuses… (1861)
“ Chez les malades ayant une couche cohérente de muguet dont les productions sont devenues jaunâtres ou brunâtres par suite des matières vomies, du sang épanché ou des médicaments employés, les pellicules sont plus résistantes, se rompent facilement; leur adhérence à la muqueuse est faible. Celle-ci est lisse, mais non privée de sa couche épithéliale la plus profonde, et par conséquent sans ulcération. Il est impossible de ne pas saisir du premier coup d'oeil la différence qui existe entre la diphthérie et le muguet, tant ces deux affections sont dissemblables. ”
Maurice Nielly, Hygiène des Européens dans les pays intertropicaux (1884)
“ Pourquoi, dans la zone torride, l'acte réflexe qui relie les impressions du revêtement cutané à la muqueuse intestinale est-il plus actif que dans les climats tempérés où ces mêmes impressions retentissent si souvent sur les muqueuses broncho-pulmonaires et rénale et sur les séreuses, nous l'ignorons : mais il n'est pas possible de ne pas affirmer le fait. ”
P. Duplais, Traité de la fabrication des liqueurs et de la distillation des alcools… (1866-1867)
“ MUGUET (Fleurs de) . — Le muguet est une jolie petite plante printanière qui croît dans les endroits humides et à l'ombre des bois.; ildonne une petite fleur blanche, dentelée en ses bords et en forme de grelot, dont l'odeur est délicieuse. La fleur de muguet est échauffante, irritante et sternutatoire. MURES. — Fruit noir produit par le mûrier, et ayant quelque ressemblance avec la framboise pour la forme, inodore, d'une saveur douce, et contenant un suc noir, mucilagineux, dont les propriétés sont de calmer les inflammations de la gorge et de déterger les ulcères de la bouche. ”
Alexandre Laboulbène, Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneuses… (1861)
“ La muqueuse buccale que je parviens à apercevoir, est d'un rouge terne; le liséré dentaire est d'un rouge violacé ; les joues portent l'empreinte des dents; la langue est épaissie et sa pointe offre des ulcérations manifestes. 84 pulsations fortes et régulières. Respiration libre. Anorexie ; constipation depuis trois jours. Insomnie. Je donne un gargarisme avec l'alun. Examen de fausses membranes minces et d'autres détachées et flottant dans la salive. Les productions couenneuses m'ont présenté : de la matière amorphe et parfois de la fibrine sous forme de fibrilles ”
Anonymous, Bulletin de Lille, 1916.04
“ Sachez aussi que les grands purgatifs irritent la muqueuse intestinale, enlèvent l'épithélium cylindrique qui la recouvre comme d'un vernis protecteur. Sous l'influence de l'irritation, ladite muqueuse se gonfle de liquides, mucus et sérum, qui bientôt coulent abondamment dans l'intestin, fluidifient les matières, et, du même coup, par leur poids, excitent les nerfs, qui eux-mêmes ébranlent les muscles. ”
Alfred Becquerel,
Traité élémentaire d'hygiène privée et publique…
(1864)
“ Si cet organe est enflammé, les saveurs y font une impression trop vive, douloureuse, insupportable même, surtout quand la substance est très-soluble et sapide. Si le mucus qui recouvre la langue est rare, le sens est obtus; s'il est nul et que la langue soit sèche, il n'y a pas de sensation. Il faut, pour bien apprécier les saveurs, que le mucus soit en quantité suffisante pour bien humecter l'organe et pour dissoudre le corps sapide; si la langue a été soumise à une légère torréfaction, et si les papilles sont brûlées, il y a absence momentanée de goût. ”
Charles Marchand, Du lait et de l'allaitement (1874)
“ Mais les principes muqueux, mucilag'ineux qu'ils lui cèdent, joints à l'élimination de l'air qui résulte de l'ébullition, lui donnent des qualités plutôt nuisibles qu'utiles puisqu'ils le rendent pesant à l'estomac. ”
Carl Anton Ewald,
Alimentation de l'homme normal et de l'homme malade…
(1897)
“ Aussi, voyons-nous les affections de la muqueuse buccale, et surtout le muguet, être particulièrement fréquentes chez les enfants dont la bouche n'est pas suffisamment nettoyée. Il est, par conséquent, absolument indispensable pour le bon développement de l'enfant de veiller à la propreté de la bouche; ce qui se pratique le mieux en prenant un morceau de linge souple et bien propre qu'on humecte d'eau absolument pure et à l'aide duquel on nettoie prudemment la langue, le palais, les gencives et pour autant que possible, la surface interne de la joue. ”
François Xavier Joseph Servais, Hygiène de l'enfance, ou Guide des mères de famille… (1850)
“ Ordinairement, le muguet est accompagné, chez les enfants, du manque d'appétit, de l'accélération du pouls, d'une soif ardente, de nausées, de vomissements et de selles de couleur verdâtre. Avec ce caractère de réaction et ces symptômes généraux, le muguet est beaucoup plus dangereux. L'enfant maigrit, son visage se ride et se grippe, les yeux sont cernés, la voix s'éteint, le pouls devient presque insensible, les extrémités se refroidissent. ”
Jules Le Bêle, Précis d'hygiène pratique, ou Notions élémentaires sur les moyens de conserver la santé… (1855)
“ Le muguet est une exsudation blanchâtre par points ou par petites plaques, qui survient dans la bouche des enfants nouveau-nés, en particulier de ceux qui ne sont pas allaités, ou dont la nourrice a un lait in- suffisant ou le bout de sein mal formé. ”
Mathias Duval, Traité élémentaire de physiologie… (1910)
“ L'intégrité de la circulation et de la sécrétion de la muqueuse linguule n'est guère moins importante pour le bon exercice du goût. Quand la muqueuse est desséchée, quand la langue est recouverte d'un mucus plus ou moins épais, la gustation se fait mal ou même ne se fait plus, exactement comme l'olfaction, quand la muqueuse nasale est dans le même état. ”
Louis Claude Adolphe Motard, Traité d'hygiène générale. Tome 1 (1868)
“ L'odeur et la saveur des aliments font naître l'afflux du sang sur toute la muqueuse buccale qui rougit, font dresser le tissu érectile de ses papilles ; le mouvement se propage aux cryptes muqueux et aux glandes salivaires, qui versent leurs fluides en abondance, et peuvent devenir douloureuses ; souvent, le visage lui-même rougit, les yeux brillent, l'attention se fixe et les organes digesteurs se préparent à recevoir l'aliment qui leur est annoncé ”
Alfred Richet,
Traité pratique d'anatomie chirurgicale…
(1877)
“ La rapidité avec laquelle s'effectue à la surface des muqueuses soit pulmonaire, soit digestive, l'absorption de certaines substances telles que le chloroforme, le laudanum, l'éther et bien d'autres encore, comparée à la lenteur et à l'incertitude de l'absorption cutanée, est un fait digne d'attirer l'attention et que l'on peut facilement expliquer autant par l'inégale épaisseur de la couche épithéliale que par l'inégalité de richesse des réseaux lymphatiques et surtout veineux, qui est tout à l'avantage des muqueuses, et qui s'accorde parfaitement avec les expériences de Magendie. ”
Pierre Jean Corneille Debreyne, Essai analytique et synthétique sur la doctrine des éléments morbides considérés dans leur application thérapeutique… (1849)
“ Ce qu'on appelle embarras intesfinal n'est que le premier degré de l'élément muqueux : c'est l'élément muqueux léger. La fièvre muqueuse simple, modérée, bénigne, tend à se terminer d'elle-même d'une manière favorable. ”
Daniel Dubroca,
Cours d'hippologie ou Exposé des connaissances hippiques…
(1844)
“ La membrane muqueuse, qui le tapisse intérieurement, est la continuation de celle qui revêt les fosses nasales, l'arrière-bouche et le larynx, et sécrète un fluide assez épais et peu abondant appelé mucus trachéal. ”
Laurent Tailhade,
Au pays du Mufle
“ Elle est vicomtesse et rappelle, Quant aux chloroses, G. Vanor. Comme figue mûre qu’on pèle, Comme raisin dans la coupe, elle Sécrète un mucus infini À l’odeur des pieds isabelle, Madame veuve Pranzini. ”
Ernest Amyot, Odontologie : hygiène de la bouche (1867)
“ Borné à la bouche, il occupe en général les bords et la face supérieure de la langue, les gencives, le pourtour et la paroi interne des lèvres et des joues. Cette forme du muguet se termine ordinairement par une guérison rapide. Mais lorsque le produit parasite est abondant, qu'il s'accompagne de fièvre, de diarrhée, l'enfant meurt le plus souvent. ”
Philibert-Constant Sappey, Traité d'anatomie descriptive.… (1853-1864)
“ La couche profonde, ou le chorion muqueux, se compose de fibres fusiformes parfaitement semblables à celles que nous avons déjà observées sur la face adhérente de la muqueuse gastrique et de la partie supérieure de la muqueuse intestinale. ”
Abel Bouchard, Du tissu connectif (1866)
“ Le chorion muqueux présente une analogie complète de structure avec le derme, seulement les éléments y sont moins condensés, et sa mollesse est plus grande. Tout le monde sait, du reste, qu'au niveau des ouvertures naturelles, la peau se continue sans interruption avec la muqueuse. ”
Eugène Guibout, Traité pratique des maladies de la peau… (1885)
“ Les muqueuses sont, chez l'enfant, un champ toujours ouvert au développement d'un principe morbide quelconque. Rappelez-vous combien sont fréquentes, chez l'en faut, les affections des muqueuses : le coryza, les épistaxis, les diverses espèces, ou formes de stomatites, d'angines, de bronchites, de vulvites spontanées, d'entérites; or, les muqueuses étant toujours disposées à devenir le siège d'une maladie quelconque, la scrofule s'en empare, et ce sont elles qui deviennent le premier siège de ses manifestations. ”
P Alexandre Surun, Théorie de la menstruation, fondée sur les caractères naturels de la vie des organes… (1819)
“ Les mucosités dont elle s'humecte, sont d'abord peu abondantes; elles n'augmentent que vers la fin du mouvement, et surtout au moment où l'action nerveuse , dénaturée par la privation de son excitant, va bientôt forcer la membrane muqueuse à livrer passage au sang. Souvent on trouve, dans les cadavres, la cavité de la matrice remplie de ces mucosités ; les femmes se plaignent d'en être mouillées , avant d'avoir leurs règles. ”
A Lebrasseur, Des aliments : hygiène et régimes alimentaires (1897)
“ Les parties atteintes sont à jamais perdues. Il y a là une certaine analogie avec la guérison de l'ulcère rond de l'estomac; la portion de la muqueuse, siège de l'ulcère, est perdue au point de vue fonctionnel, mais le reste de la muqueuse remplace par une sorte de compensation physiologique la partie compromise. ”
Louis A Duhring, Traité pratique des maladies de la peau (1883)
“ Les muqueuses, avons-nous dit, participent à l'épaississement : les gencives sont gonflées, violacées, boursouflées et ne retiennent plus les dents. La bouche devient trop étroite pour loger la langue ce qui rend la parole lourde, embarrassée comme si la bouche était remplie de bouillie. ”
