Paul-Émile Debraux

Résumé

Paul-Émile Debraux Voyage a Sainte-Pélagie, en mars 1823… (1823)

L'heureux époux demande la parole, C'est lui qui, le premier de tous, Doit célébrer des momens aussi doux; Et le front couronné de la douce auréole Et du bonheur et des plaisirs, Il exprime en ces mots ses vœux et ses désirs :
I.
L'Hymen, nous dit-on à la ronde, Fut de tout temps, un hasard dangereux: En plaisirs souvent il abonde; Mais quelquefois il nous rend malheureux.
Grâce au nœud qu'Amour me destine, Un doux espoir pénètre dans mon cœur ; Et je suis sûr que le parfait bonheur M'attend près de mon Isoline !
Source : Gallica

Paul-Émile Debraux Voyage a Sainte-Pélagie, en mars 1823… (1823)

Depuis le jour où , pour la première fois, le glaive de Zamor s'est baigné dans le sang, le sommeil a fui de sa paupière. Zamor est un de ces hommes nés pour les grands crimes ou les grandes actions. La nature en formant son ame la composa de feu, de sang et de salpêtre ; le destin, à sa naissance, secoua son flambeau
sur sa tête et lui dit : « Tu ne ressembleras pas au vulgaire des humains; je te crée homme de génie, et je te plains, tu seras malheureux !. * » La jeunesse de Zamor est enveloppée des voiles les plus épais : Le temps en a dévoré le souvenir
Source : Gallica

Paul-Émile Debraux Voyage a Sainte-Pélagie, en mars 1823… (1823)

Le oui charmant, ou quelquefois si traître, Qui change l'amant en un maître, Et nous fait regretter un bonheur éclipsé; Ce oui douteux est prononcé.
Sans aucune espèce d'entrave On l'entend s'échapper des lèvres de Gustave Avec une sorte d'orgueil, Tandis que la gente Isoline, Sur son ami n'osant pas lever l'oeil, Ne permet qu'en tremblant à sa voix enfantine De révéler les désirs de son cœur, En proférant ce oui qu'attendait son vainqueur.
Comme elle est belle alors! les cils de sa paupière Modestement abaissés vers la terre , A tous les regards curieux Ont en vain dérobé ses yeux
Source : Gallica

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