Jean de La Ville de Mirmont,
Lettres de guerre de Jean de La Ville de Mirmont…
(1917)
“ Bien que nous restions toujours en première ligne, les Boches nous laissent un peu de répit. Ils sont tout près, dans une tranchée en face de la nôtre. Nous nous guignons du coin de l'œil et tiraillons un peu, sans nous causer grand mal de part et d'autre. Cette guerre lente et sans musique ne ressemble guère aux gravures des calendriers, non plus qu'aux tableaux de feu M. Detaille. Elle est triste et ennuyeuse à mourir, d'une platitude désespérante jusqu'au moment où la grosse artillerie s'en mêle et alors cela devient infernal au vrai sens du mot ”

