Jean de La Ville de Mirmont

Jean de La Ville de Mirmont

Résumé

Portrait de Jean de La Ville de Mirmont Jean de La Ville de Mirmont La Revue hebdomadaire

De tous ces gais lurons, pas un ne serait descendu sur la terre ferme sans être gris au préalable, car le pied de l’homme de mer a toujours besoin d’un sol mouvant pour se poser. Et vraiment quand la Belle-Julie, roulant et tanguant vent arrière, ouvrait les lames avec sa proue et de son sillage d’écume semblait diviser la mer en deux parties égales, il eût été difficile de dire qui était le plus saoul, de la corvette, des vagues ou de l’équipage.
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C’était un piano droit, destiné depuis les origines à enseigner des airs de mazurka au petit commerce parisien. Des passants attardés et les clients du bar voisin regardaient le cheval et le piano à la clarté d’un réverbère : « Il faut être musicien pour déménager à pareille heure ! Ces artistes ne peuvent jamais faire comme les autres. »
Saisi enfin par quatre bras vigoureux, le piano, heurté contre le bord du trottoir, rendit un son bien en harmonie avec cette soirée d’automne et qui pénétra profondément dans l’âme de Mlle Céréda.
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CITY OF BENARES
Il arriva que le City of Benares, trois-mâts franc, devint un jour son seul maître après Dieu sous le ciel et sur la mer.
L’aventure qui lui valut, sans autre mal, de perdre son équipage, n’a pas laissé de traces dans la mémoire des hommes.
On peut supposer (mais rien n’est moins certain) que les matelots et le subrécargue, descendus avec des barils et des outres, pour faire de l’eau sur la côte d’une île d’Océanie, furent réduits en servitude par des peuplades fanatiques et tinrent lieu d’holocauste à quelque divinité de bois peint.
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