Jean de La Ville de Mirmont

Jean de La Ville de Mirmont

Résumé

Portrait de Jean de La Ville de Mirmont Jean de La Ville de Mirmont Le Quotidien

Il ne devait, du reste, rien à personne. Des mœurs régulières, une saine nourriture, l’absence de soucis, favorisaient, sur son heureuse physionomie, l’épanouissement de sa santé physique et morale.
Les jours de fête, il allait rendre ses devoirs à Antonia Quijano, maigre et vêtue de deuil, qui vivait demoiselle avec la gouvernante de feu son oncle, dans l’antique et froid logis dont plusieurs fenêtres restaient à jamais fermées. Le soir, en revenant des champs, il s’arrêtait au cimetière pour se signer sur la tombe du défunt.
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Portrait de Jean de La Ville de Mirmont Jean de La Ville de Mirmont Le Quotidien

Mon âne, disait-il, tu n’es qu’un grison, et ton bât n’est pas une selle. Écoute les conseils que me dicte mon expérience : les moulins à vent portent des toits, non pas des casques en acier. Leurs ailes — plus utiles que celles des oiseaux — ne sont pas des bras menaçants, mais tournent au vent propice. Leur cœur est formé d’une pierre dure qui écrase le blé pour le réduire en cette farine dont on pétrit le pain qui se mange.
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