Émile de La Bédollière

Émile de La Bédollière

La sirène (1845)

Résumé

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière La sirène (1845)

A son réveil, il vit devant lui le vieillard, accompagné d'un jeune homme et d'une jeune femme qui le regardaient en souriant. Il crut rêver; il jeta sur ce trio des yeux égarés, et sa physionomie trahit la plus vive surprise.
«Suis-je dans le séjour des morts ? s'écria-t-il; Abdallah, mon frère! Balsora !
et toi, bon vieillard, n'est-tu pas Hélim, médecin de mon père AI-Nareschin ?
— « Oui, répondit Abdallah, je suis ton frère, et voici Balsora, ma femme. »
Ibrahim se jeta dans les bras de son frère, et donna des témoignages d'une joie sincère.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière La sirène (1845)

«C'est le plaisir qui lui a ôté l'usage de ses sens, dit Al-Nareschin à Hélim; rends-toi auprès d'elle, prodigue-lui les secours de ton art, et reviens vite en ces lieux.» Hélim courut rejoindre sa fille, qu'il trouva baignée de larmes, et qui lui révéla en sanglottant la tendresse qu'elle éprouvait pour Abdallah. Pendant que le père désolé cherchait à lui communiquer un calme qu'il était loin d'éprouver lui-même, les officiers du calife reparurent, et virent Balsora tremblante, défaite, et en proie aux accès d'une fièvre violente.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière La sirène (1845)

« Veux-tu me suivre à Bourges ?
— «Non ! répliqua Solange; j'appartiens à Dieu.
— « Qu'il prenne donc ton âme!» dit le comte furieux, et la vierge fut martyre.
L'homicide tressaillit en voyant couler le sang, il eut horreur de lui-même ; il posa la main sur le cœur de Solange, et, n'en sentant plus les battements, il déplora son aveugle colère. En regardant le ciel sombre, il pensa à la justice
qui veillait d'en haut, et à la redoutable autorité de ceux qui la représentaient sur la terre.
Source : Gallica

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