Paul Verlaine,
Mes hôpitaux
(1891)
“ J' habitai une petite salle vitrée donnant en T sur une grande , si bien que , par la disposition directe de nos lits ( nous étions cinq dont moi cinquième , vers un coin ) , je fus induit à nous comparer à des « figurants de la Morgue » ; mais le bon docteur – au courant de mon nom – l' avait surnommée la salle des Décadents . Que je fusse parfaitement heureux dans ce j' espère encore dernier hôpital , non . Seulement j' y vécus un mois tranquille , tout aux soins charmants et délicats d' un parfait corps médical et du personnel subalterne le plus dévoué possible . ”
