Paul Verlaine

Paul Verlaine

Résumé

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Mes hôpitaux (1891)

J' habitai une petite salle vitrée donnant en T sur une grande , si bien que , par la disposition directe de nos lits ( nous étions cinq dont moi cinquième , vers un coin ) , je fus induit à nous comparer à des « figurants de la Morgue » ; mais le bon docteur – au courant de mon nom – l' avait surnommée la salle des Décadents .
Que je fusse parfaitement heureux dans ce j' espère encore dernier hôpital , non . Seulement j' y vécus un mois tranquille , tout aux soins charmants et délicats d' un parfait corps médical et du personnel subalterne le plus dévoué possible .
Source : Gallica

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Mes hôpitaux (1891)

Une cure – comme pour quelque richard – dans des montagnes qui sont le pied , très respectable , des Alpes , et célébrées par le plus grand poète français avec Villon , Ronsard et Racine , concurremment avec un lac très bleu que , d' ailleurs , notre poète à nous n' a pas vu , faute d' argent pour excursions en voiture , mais dont il a perçu les brouillards , à mi-côte d' un pic fameux tel un sourcil dans un sombre visage fantastiquement gigantesque .
Source : Gallica

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Mes hôpitaux (1891)

Et , par contre , le poète , pourtant avide de luxe et de bien-être autant , sinon plus que qui que ce soit , tient sa liberté à un plus haut prix que même le confortable , que même l' aisance d' un chacun , qu' achèterait la moindre concession aux coutumes de la foule . De sorte que l' hôpital , au bout de sa course terrestre , ne peut pas plus l' effrayer que l' ambulance le soldat , ou le martyre le missionnaire ! Même c' est la fin logique d' une carrière illogique
Source : Gallica

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