Eugène de Groote

Élements biographiques

Eugène de Groote Au Caucase (1891)

Avant de m'endormir, j'observe Vassili. Il s'est assoupi de suite, le fusil armé posé à ses côtés ; il est étalé comme un animal, comme un être primitif dont aucune convention n'a jamais façonné l'allure. Les cuisses sont écartées nonchalamment comme d'une lourde bête au repos, ses épaules touchent terre, sa tète est retournée
sur le côté avec souplesse et force, l'oeil mi-clos comme d'un chien, la bouche béante, les bras étendus à côté du corps et la main forte, velue, est à moitié entr'ouverte comme une grasse patte d'ours.
Source : Gallica

Eugène de Groote Au Caucase (1891)

Les Cosaques avaient toujours été les avant-postes, les casse-cou qui préparaient le terrain aux Russes, et ceux-ci dans leur marche vers l'Asie et le Caucase exploitèrent la haine héréditaire des deux voisins. On expédia des détachements de Cosaques et de soldats russes dans tout le Kouban et la croix de Saint-Georges fut donnée à ceux qui avaient tué des Tcherkesses. De part et d'autre, c'était une guerre sans merci ; on affûtait l'homme dans les roseaux, au clair de la lune, comme la grosse bête; on coupait les têtes, on enlevait les femmes.
Source : Gallica

Eugène de Groote Au Caucase (1891)

Telle devait être la vie des seigneurs au Moyen Age, une vie d'exercices physiques, tout entière consacrée à la chasse, aux chevaux et aux armes.
Devant l'aoul, la plaine s'étendait très loin, et parfois on voyait des cavaliers arriver du fond de l'horizon, fantastiquement rapides, sur leurs chevaux lancés au grand galop : — c'étaient des visiteurs avec le fusil sur l'épaule, le couteau sur la poitrine, suivis de leurs pages, armés comme eux. En entrant, on donnait ses armes à l'ancien, qui les déposait dans une encoignure.
Source : Gallica

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