Eugène de Groote, Au Caucase (1891)
“ Avant de m'endormir, j'observe Vassili. Il s'est assoupi de suite, le fusil armé posé à ses côtés ; il est étalé comme un animal, comme un être primitif dont aucune convention n'a jamais façonné l'allure. Les cuisses sont écartées nonchalamment comme d'une lourde bête au repos, ses épaules touchent terre, sa tète est retournée sur le côté avec souplesse et force, l'oeil mi-clos comme d'un chien, la bouche béante, les bras étendus à côté du corps et la main forte, velue, est à moitié entr'ouverte comme une grasse patte d'ours. ”
