Résumé

G. Bianquis Revue des Deux Mondes

Le carrousel brillant des sorcières chaussées de velours est amusant, vu du dehors, « mais au fond, c’est un drame triste ; tous ces fous en habits d’arlequin dansent pour une miette de bonheur. » Tous les périls à la fois menacent le papillon : la pluie, le vent, l’orage, l’araignée, l’ichneumon féroce, et le chasseur qui crucifie ses victimes. « La douleur nous est donnée avec la vie ; c’est toute la faveur du Créateur. La nature bienveillante martyrise ses créatures. Mais la pitié, la compassion ne fleurissent que dans le cœur de l’homme. »
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G. Bianquis Revue des Deux Mondes

Les dieux, d’abord indignés, se révoltent, puis cèdent aux douces paroles d’Irène, déesse de la Paix. Pour célébrer les noces surhumaines de Zeus et d’Héra, une trêve est accordée aux dieux et aux hommes par la Moïra, fille d’Ananké. Tant que flottera sur le palais l’oriflamme vert du Bonheur, tant que les époux divins, tout à leur jeune félicité, oublieront le monde et laisseront flotter au hasard les rênes de l’univers, dieux et demi-dieux parcourront en liberté les espaces célestes et les forêts de la terre, occupés de leurs chasses et de leurs amours.
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G. Bianquis Revue des Deux Mondes

La lumière hellénique, au contraire, est à flots répandue sur les figures d’Apollon et d’Artémis, d’Hermès et de Pallas : dieux libérateurs par excellence, dieux de la poésie, de l’intelligence lucide et douce, de l’héroïsme allègre et désintéressé ; déesses qui sont le courage féminin personnifié, la tendresse active et audacieuse, l’enthousiasme pur. Et pour donner à ce panthéon toute la diversité possible, Spitteler a fait de Poséidon le plus joyeux des matamores, le plus réjouissant des tranche-montagne, dont les burlesques aventures n’altèrent jamais la bonne humeur.
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