Georges Hochain

Résumé

Georges Hochain L'Horizon souvenirs (1975)

Des sveltesses grises Dômes Clochers tours Des fronts de palais ridés Le fleuve blême étrange Rythme sa courbe d'arches De filigranes De massifs tabliers suspendus
Le râle mousseux d'un remorqueur Reflue au quai consterné
Coule le large jaune Opaque pourriture D'un bord à l'autre lointain Des escaliers bleus dégringolent Des ruelles tortes Des palais de vermine Sur les dalles du bord : Mendiants nus lèpres dorées Trempent abjects des pilotis Baignent des coques de paille
Gonflés de hideuse extase Des cadavres passent au fil Face au ciel yeux ouverts
Où est la source simple ?
Source : Gallica

Georges Hochain L'Horizon souvenirs (1975)

Tu arrives toujours après la fête.
CLAC
Je te l'avais bien dit...
Tu te laisseras donc prendre à tous les pièges ! Quand le train repart, sans plus dissimuler : EN ARRIERE et démarrant d'un coup de reins de poisson La nuit est tout à fait refermée.
On devine... on devine encor par une louche persistance des closes : la dérivante flèche-à-peine penche penche dérive s'abolit dans son vertige...
Alors, désordre et tohu-bohu...
des nuages camouflés des flaques noyées dans l'ombre des lumières mortes depuis des siècles
la rage du fer sa souffrance ses boogies noires ses heurts...
Source : Gallica

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