Georges Hochain, L'Horizon souvenirs (1975)
“ Des sveltesses grises Dômes Clochers tours Des fronts de palais ridés Le fleuve blême étrange Rythme sa courbe d'arches De filigranes De massifs tabliers suspendus Le râle mousseux d'un remorqueur Reflue au quai consterné Coule le large jaune Opaque pourriture D'un bord à l'autre lointain Des escaliers bleus dégringolent Des ruelles tortes Des palais de vermine Sur les dalles du bord : Mendiants nus lèpres dorées Trempent abjects des pilotis Baignent des coques de paille Gonflés de hideuse extase Des cadavres passent au fil Face au ciel yeux ouverts Où est la source simple ? ”
