Jules Renard

Jules Renard

Résumé

Portrait de Jules Renard Jules Renard Huit Jours à la campagne (1912)

MAMAN PERRIER. J’approuve votre conduite et votre modestie, monsieur, et je souhaite que Maurice vous ressemble.
GEORGES. Madame, vous me faites rougir.
MADAME PERRIER. Moi, je n’en reviens pas.
GEORGES. Je n’en revenais pas non plus quand l’homme m’a remis la dépêche.
MADAME PERRIER. L’homme ? Quel homme ? D’habitude, c’est une femme qui les porte, la vieille Honorine.
MAMAN PERRIER, toujours sur son escalier. La vieille Honorine est malade.
MADAME PERRIER. Ah ! Au moins, prenez un autre train que celui d’onze heures.
MAMAN PERRIER. C’est le plus rapide.
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Portrait de Jules Renard Jules Renard Huit Jours à la campagne (1912)

GEORGES. Je vous assure, mademoiselle, qu’aujourd’hui les jeunes filles les mieux élevées, les jeunes filles du meilleur monde, roulent sur tous les chemins à bicyclette.
MARIE. Il faut d’abord en avoir une.
GEORGES. C’est juste, mademoiselle. Demandez-en une à votre généreuse grand’mère.
MARIE. Elle me recevrait bien.
GEORGES. Et Maurice ? Il a peut-être des économies ; voulez-vous que j’en parle à Maurice ?
MARIE. Oh ! monsieur !
GEORGES. Oui ou non ?
MARIE. Monsieur !
GEORGES. Je lui en parlerai. Qu’est-ce que je risque ? Je vous répète qu’il a une vraie tendresse pour sa sœur.
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Portrait de Jules Renard Jules Renard Huit Jours à la campagne (1912)

GEORGES. Je plaisante, mademoiselle ; à la campagne, j’aime tous les pains ; je mangerais du pain de chènevis ; je suis si heureux de voir des arbres et des champs, de voir Maurice et de vous voir, mademoiselle. Silence de Marie. Maurice a une sœur charmante, mademoiselle. Je me permets de dire que j’ai pour elle, depuis longtemps déjà, une vive sympathie. Silence de Marie. C’est singulier, mademoiselle, je trouve que vous avez quelque chose de votre grand’mère.
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