Henri-Désiré Lefort

Résumé

Henri-Désiré Lefort La défaite des sept péchés capitaux… (1879)

Le fin demi-jour Du tendre boudoir, Le frisson d'amour D'un cœur plein d'espoir.
Pour vous, le désert Et tout son ennui, L'aquilon, l'éclair, La brumeuse nuit, Le fer du faucheur, Lors de la moisson ; Enfin, le malheur Pour seul horizon.
Prenez Amélie, De ces fleurs agrestes A l'instant cueillies, Les touffes modestes; Je sais il est vrai Leur simplicité, Mais elle est l'attrait De la vraie beauté.
Du soleil fuyons L'ardente chaleur, Au bois, demandons Un peu de fraîcheur,
Mesdames, ouvrez Votre blanc mouchoir, Ce roc sous vos pieds Invite à s'asseoir.
Source : Gallica

Henri-Désiré Lefort La défaite des sept péchés capitaux… (1876)

Enfin, s'il est une luxure Que vous vous permettrez un jour, Ce sera pour votre âme pure De prendre un mari par amour.
Vous aimerez comme l'on aime De l'élan le plus virginal;
A ce titre, ce péché même Deviendra d'un prix sans égal.
Maintenant Zulmé j'ai fini, mon examen trop scrutateur, De pardonner n'ai nul souci : Un ange n'est pas un pécheur.
Source : Gallica

Henri-Désiré Lefort La défaite des sept péchés capitaux… (1876)

On n'efface point une erreur A crier comme autant de fous.
Une fois pourtant en ma vie Je vous ai vue vous animer : C'était en faveur d'une amie Qu'on venait de calomnier.
Zulmé, la cause était trop belle Pour qu'il y eut chez vous péché, Car c'est une loi éternelle De flétrir une lâcheté.
Il semble qu'un peu de paresse Pourrait bien vous appartenir :
La beauté, par quelque mollesse, Sait si promptement éblouir !
Source : Gallica

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