Alfred Westarp

Élements biographiques

Alfred Westarp Revue Musicale de Lyon

Ainsi toutes les symphonies de Bruckner commencent par un seul son ou par les sons de l’accord parfait. L’analyse des données naturelles qui sont contenues dans ce son unique a lieu sous l’action de la volonté intérieure de l’artiste. Le commencement de l’œuvre est plongé dans le crépuscule. L’incertitude est d’autant plus profonde que la volonté de l’artiste est plus personnelle. Le plus long des préludes de Bruckner est celui de sa Cinquième Symphonie. Mais la plupart de ses thèmes n’ont pas l’aspect d’une primitivité mélodique.
Source : Wikisource

Alfred Westarp Revue Musicale de Lyon

Le développement de l’intensité du son unique ou de son accord parfait n’est cependant pas encore assez logique dans notre musique. C’est la pauvreté des rythmes qui en est la cause. La répétition et la symétrie de nos rythmes empêchent le cours naturel de la progression intérieure. Les surexcitations de l’intensité que tout le monde reproche à Bruckner ne sont que les conséquences de cet illogisme des moyens d’expression qu’une intensité changeante a à sa disposition.
Source : Wikisource

Alfred Westarp Revue Musicale de Lyon

La demande de mélodie, c’est-à-dire de retour dans la tonalité détruit le développement logique des sons. Bruckner a souffert aussi de cet illogisme de la tradition musicale. Et c’est ici que l’énigme de la forme de Bruckner trouve sa solution. Nous y reviendrons.
La direction des sons, dont l’intensité augmente, est généralement descendante. La direction des sons dont l’intensité diminue, est généralement ascendante. Ces deux règles psychologiques sont mises en valeur par Bruckner comme par tout véritable musicien. Une augmentation de l’intensité qui se sert d’une montée.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature