Lucien-Élie Lelion-Damiens

Résumé

Lucien-Élie Lelion-Damiens Lectures ou dictées : régions agricoles… (1869)

Le fermier et la fermière, qui savent acheter et vendre s'enrichissent, ceux qui ne le savent pas s'appauvrissent. La belle ânesse ne mange pas plus que la vilaine, mais le profit est différent à l'usage comme à la vente.
Le bourgeois et la bourgeoise, qui abandonnent la ville pour les champs, peuvent, avec le temps, apprendre à cultiver. S'ils ne se connaissent pas à bien acheter, je crains qu'ils n'y réussissent jamais; cela s'apprend de longue main. On n'y devient ni maître ni maîtresse, sans une longue habitude. Pourtant le bétail est l'âme d'une ferme, il faut le connaître pour gagner.
Source : Gallica

Lucien-Élie Lelion-Damiens Lectures ou dictées : régions agricoles… (1869)

Je me plais à caresser les animaux que j'élève, je les sers souvent moi-même et je m'en trouve bien. Ils viennent à moi d'eux-mêmes, me cherchent et me désirent. Ils n'ont peur de rien, ni du fouet lui-même si je l'ai, par hasard, conservé à la main. Un jeune animal qui aime son maître travaillera mieux un jour. La douceur et les bons soins préparent d'avance entre les bêtes et les hommes l'entente parfaite sans laquelle ils ne peuvent faire de bonne besogne.
Source : Gallica

Lucien-Élie Lelion-Damiens Lectures ou dictées : régions agricoles… (1869)

Là où un poulain vient de naître, écartez l'imbécile qui s'aviserait de prétendre que le premier lait est mauvais. Loin de considérer ce breuvage comme malfaisant, voyez-y, au contraire, une nourriture nécessaire au jeune animal, et préparée, par la nature, en vue de la délicatesse des organes qui la recevront.
Le poulain a autant besoin de cette nourriture que l'homme enfant a besoin du premier lait de sa mère. Une vérité si simple devrait-elle avoir besoin d'être défendue et n'est-il pas aussi triste que décourageant de se heurter encore à d'aussi sots préjugés?
Source : Gallica

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