Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy

Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy

Résumé

Portrait de Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy Traité d'économie politique , par M. le comte Destutt de Tracy… (1823)

PUISQUE la société tout entière n'est qu'une suite continuelle d'échanges, nous sommes tous plus ou moins commerçans. De même, puisque le résultat de tous nos travaux n'est jamais qu'une production d'utilité, et puisque le dernier effet de toutes nos fabriques est toujours de produire de l'utilité, nous sommes tous producteurs ou fabricans; car il n'y a personne assez malheureux pour ne jamais rien faire d'utile; mais par l'effet des combinaisons sociales, et par la séparation des différens genres d'occupations qui en est la suite chacun se voue à une espèce d'industrie particulière.
Source : Gallica

Portrait de Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy Traité d'économie politique , par M. le comte Destutt de Tracy… (1823)

La faculté de sentir est donc celle qui nous manifeste toutes les autres, sans laquelle aucune d'elles n'existerait pour nous, tandis qu'elle se manisfeste elle-même, qu'elle est celle au delà de laquelle nous ne saurions remonter et qui constitue notre existence, qu'elle est tout pour nous, qu'elle est la même chose que nous. Je sens parce que je sens, je sens parce que j'existe, et je n'existe que parce que je sens. Donc mon existence et ma sensibilité sont une seule et même chose; ou, si l'on veut, l'existence de moi et la sensibilité de moi sont deux êtres identiques.
Source : Gallica

Portrait de Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy Traité d'économie politique , par M. le comte Destutt de Tracy… (1823)

Si nous n'avions pas la conscience distincte de notre moi, et par suite les idées de personnalité et de propriété, nous n'aurions pas de besoins (tout cela naît de nos désirs) ; et si nous n'avions pas de besoins, nous n'aurions pas les idées de richesse et de dénuement; car être riche, c'est posséder des moyens de pourvoir à ses besoins, et être pauvre, c'est être dénué de ces moyens. Une chose utile ou agréable, c'est-à-dire une chose dont la possession est une richesse, n'est jamais qu'un moyen prochain ou éloigné de satisfaire un besoin, un désir quelconque
Source : Gallica

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