Augustin-Jean Jacquet, Opportunisme, orléanisme, impérialisme… (1898)
“ Mais qu'elle en confie l'exercice à un seul homme ou à plusieurs, à un monarque absolu ou à un président assisté d'un Parlement, c'est toujours l'élection qui confère l'autorité. « C'est au peuple, dit saint Thomas d'Aquin, qu'il appartient de nommer les gouvernants. » — Et Suarez ajoute « que le consentement de la nation « est l'unique source du pouvoir légitime. » Ainsi donc, pour les monarques héréditaires comme pour les présidents élus pour un temps déterminé, une seule chose constitue la légitimité du pouvoir ; c'est le consentement formel ou tacite de la nation. ”
