Résumé

P.-J. Marsilj Observations au Mémoire de M. le conseiller Dumas sur la Corse… (1820)

Le Souverain d'un état ne saurait le faire mieux prosperer, ainsi que ses sujets, qu'en nommant une administration telle, qu'elle embrasse tous les ordres, et mette à même les citoyens de pouvoir en jouir, et en retirer des avantages. Ce n'est pas en établissant une manufacture, un haras sur tel ou tel autre point, que le Roi parviendra à féconder le département de la Corse, mais en y administrant de manière à mettre en état les habitans de ce département d'en établir d'eux mêmes, les sécondant alors de tout son pouvoir.
Source : Gallica

P.-J. Marsilj Observations au Mémoire de M. le conseiller Dumas sur la Corse… (1820)

Le passé doit nous être un sûr garant de l'avenir. Imitons par approximation le Gouvernement de Paoli, qui assurément connaissait sa nation. Un homme devenait assassin, il quittait son pays pour se réfugier dans les villes maritimes : ne pouvant pas atteindre le coupable devenu digne champion de l'exécrable gouverneur Pinello, Paoli arrêtait les parens, dévastait ses biens , de manière que celui qui ne pouvait être contenu par la crainte du châtiment, l'était par ridée de voir ses enfaus désolés.
Le remède était violent, mais il sauvait la Corse.
Source : Gallica

P.-J. Marsilj Observations au Mémoire de M. le conseiller Dumas sur la Corse… (1820)

Le seul événement de ce genre, arrivé à M. le Conseiller Giacobbi, vous prouve aussi qu'il y a des Magistrats sans crainte, sans affection, sans haine.
Disons le fin mot : un écrivain a dit que les Corses ne sont pas bons Magistrats chez eux, et les copistes intéressés à le dire, le répétent, sans en approfondir d'avantage. Vous voulez avec le commissaire de Nancy que nous ayons hérité cette humiliante prérogative des Gênois, qui pendant des siècles, ont employé des Magistrats étrangers pour se faire administrer la justice.
Source : Gallica

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