Résumé

Olivier Le Moine Une page de l'histoire de Napoléon Ier… (1899)

Le bruit de l'arrivée de Napoléon se répandait dans le quartier avec la rapidité d'une traînée de poudre; aussitôt, des rues Limas, Grande-Fusterie, Saint-Etienne, etc., accourait une foule furieuse, qui, remplissant la place, entourait les voitures en poussant des cris de mort. En un instant, les voitures sont assaillies, les portières ouvertes, et les émeutiers, ivres de sang, y cherchent l'Empereur sans pouvoir le trouver; force leur est bientôt de constater qu'il n'y est pas, et que ce sont seulement les gens de sa suite.
Source : Gallica

Olivier Le Moine Une page de l'histoire de Napoléon Ier… (1899)

Carteaux, craignant de voir les rayons de la lune trahir son mouvement, quitte la route aux approches de la ville et fait marcher ses troupes à l'ombre des saules et des haies, si nombreux aux environs d'Avignon. A 3 heures, on arrive en vue des remparts. Une rumeur sourde s'entend au loin dans la ville. On voit briller des lumières dans les clochers et, derrière les créneaux, la silhouette noire des sentinelles se détache sur l'azur profond du ciel.
Source : Gallica

Olivier Le Moine Une page de l'histoire de Napoléon Ier… (1899)

Tout était à feu et à sang, la Basse-Durance entière se trouvait infestée de Marseillais, dont les détachements battaient le pays en tous sens. Un fort parti de rebelles, passant le Rhône en bac, s'était même emparé du fort Saint-André, à Villeneuve-lez-Avignon, d'où il dominait le cours du Rhône, et se reliait à 1.200 gardes nationaux du Gard, maîtres de la citadelle de Pont-Saint-Esprit (1) .
Source : Gallica

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