Résumé

Maximilien-Sébastien Foy Discours inofficiel du ministre des Finances alors en charge… (1836)

Les capitaux sont libres ; s'ils s'offrent aujourd'hui, ils se retirent demain. Au contraire, le fonds des rentes est engagé à jamais ; il a subi des pertes, il encourt des chances; son intérêt est réglé comme à forfait, au moyen terme, où se balancent les risques et les profits.
Il existe un contrat. Avez-vous le droit de l'interpréter, de le violer, tantôt réduisant l'intérêt, parce que la nécessité l'exige, tantôt convertissant la rente à un taux plus bas, parce que l'avidité y induit.
Source : Gallica

Maximilien-Sébastien Foy Discours inofficiel du ministre des Finances alors en charge… (1836)

Ci-dessus la rente était considérée comme un être concret : maintenant il faudrait regarder les rentiers comme des êtres abstraits, à part des citoyens.
Ils ont contraint, ils ont fait subir, ils ont fait la loi si l'on veut: c'était donc de puissance à puissance, de partie à partie.
Point de contrat social, rien qu'un contrat civil.
Le tour à tour quant aux citoyens, se transforme en le toujours, quant aux créanciers.
Ainsi il est parlé sous le point de vue moral : et ce
n'est qu'insensé.
Source : Gallica

Maximilien-Sébastien Foy Discours inofficiel du ministre des Finances alors en charge… (1836)

Les rentes ne doivent donc pas, ajoute-t-on, donner 5 pour 100 : mais analysez et comparez : les terres investissent de l'existence morale et politique ; les terres s'élèvent de valeur, avec le temps, en capital et en revenu ; les terres sont préservées et des inflexions du cours et des réductions d'intérêt, et des perturbations d'esprit, dont à cette heure même vous affligez les rentiers.
Les capitaux s'offrent à vil prix; l'intérêt des fonds publics doit être diminué en proportion, est-il dit et redit mille fois.
Source : Gallica

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