Martin-Guillaume Gilibert de Merlhiac

Résumé

Martin-Guillaume Gilibert de Merlhiac Réponse au "Moniteur", au sujet de la dette publique… (1824)

Comme la simulation du nouveau capital est flagrante, comme les ministres et les sessions sont indépendants de leurs antécédents, qui peut empêcher que dans sept où huit ans, on ne trouve que ce collosse du capital de la dette n'est qu'un fantôme; une loi le fera évanouir, et alors le ministère abandonnant encore les lois d'exception et revenant au Code civil, remboursera les trois pour cent, on en offrira la réduction à deux pour cent, de sorte que de réductions en réductions, en revenant tour à tour aux lois d'exception et au droit commun, l'Etat finira par se liquider.
Source : Gallica

Martin-Guillaume Gilibert de Merlhiac Réponse au "Moniteur", au sujet de la dette publique… (1824)

LE ministère, dans son manifeste, publié dans le Moniteur, s'étend avec complaisance sur le bénéfice considérable que le Trésor retirera du remboursement de la dette publique ou de la réduction de l'intérêt; il aurait pu se dispenser d'entrer dans de si grands détails à ce sujet ; la moindre dose de bon sens suffit pour démontrer qu'un débiteur s'enrichit toujours en ne payant pas ce qu'il doit.
Source : Gallica

Martin-Guillaume Gilibert de Merlhiac Réponse au "Moniteur", au sujet de la dette publique… (1824)

Le ministère nous menace de la création d'une nouvelle dette à 3 pour % . Cette rente doit-être cotée dès l'origine à 75, à ce taux elle équivaudrai à 4 pour % d'intérêt, chacun doit s'empresser d'en prendre à ce prix; je n'examinerai pas les variations que peut subir cette valeur, il est facile de sentir combien la condition des créanciers, transportés de l'ancienne rente sur la nouvelle, sera déplorable si cette dernière éprouve de fortes baisses et la perte énorme qu'ils auraient à supporter si une circonstance quelconque les forçait à réaliser
Source : Gallica

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