Marie Maréchal

Résumé

Marie Maréchal Aventures de Jean-Paul Riquet.… (1879)

Partout où je portais mes regards, au ciel légèrement voilé, sur les prairies encore vertes ou sur les arbres jaunissants, je voyais en imagination tous ces visages aimes : la belle figure de mon père, le sourire si doux de ma mère, la physionomie à la fois vegue et maligne de mon oncle Faustin , et les petits yeux sans repos de ma tante Prisca.
J'allais oublier la bonne figure de Cantine. Certaines gens prétendaient qu'elle avait l'œil gauche singulièrement plus petit que l'œil droit, d'autres affirmaient que la bouche n'était pas placée sous le nez.
Source : Gallica

Marie Maréchal Aventures de Jean-Paul Riquet.… (1879)

Est-ce que les yeux noisettes d'une petite Pascaline devaient briller comme destopazes en entendant proclamer mon nom victorieux ? Non, non, mon cher, ne viens pas gâter ma joie. J'ai été heureux du bonheur de tous les tiens.
Quant aux miens, voilà le résultat obtenu : Mon oncle m'a tendu deux doigts secs et osseux ; ma tante m'a présenté ses joues à baiser sous sa voilette ; elle ne la relève jamais àcause de la poudre de riz. Quant à Aurore, elle a poussé un cri irrésistible lorsque j'ai serré sa main : - Mon Dieu, Maxime, me prenez-vous pour un de vos camarades? comme vous y allez !
Source : Gallica

Marie Maréchal Aventures de Jean-Paul Riquet.… (1879)

Tout le monde dormait dans le wagon, même mon insupportable Argus. Seul, un jeune homme en blouse , placé non loin de moi, avait les yeux ouverts.
— Pardon, monsieur, lui demandai-je un peu timidement, ne serait-ce pas Paris?
— Ne le voyez-vous pas? me répondit-on.
Je me penchai en avant et ne vis qu'une gare étroite, assez malpropre, qui ne me paraissait pas convenir à la magnificence de la grande capitale, mais mon oncle m'ayant prévenu que l'entrée à Paris ne me donnerait pas idée des beautés du centre, je m'empressai de prendre ma valise et mes autres petits paquets.
Source : Gallica

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