Adolphe Desjardins

Élements biographiques

Adolphe Desjardins Campagne de la frégate "la Manche" dans les mers de l'Inde (1843)

La prise de l'île Bourbon, malgré les combats glorieux livrés à l'ennemi, devait entraîner la perte de la colonie de l'Ile-de-France, résolue par la haine, l'orgueil humilié et par les pertes qu'elle occasionait aux Anglais. Nous voyions s'augmenter journellement le nombre des croiseurs autour de l'île. On savait que la réunion d'une grande quantité de bâtimens de transport avait lieu à Rodrigue. Plusieurs fois l'ennemi était venu sonder sur les côtes de l'île : tout annonçait
qu'il se préparait une attaque sérieuse contre nous.
Source : Gallica

Adolphe Desjardins Campagne de la frégate "la Manche" dans les mers de l'Inde (1843)

Avec cette batterie improvisée, on domina le feu de la Magicienne.
Cette première nuit fut terrible à passer ; on craignait que, dans les intervalles que l'ennemi mettait dans sa défense, il ne parvint à se mettre à flot, pour profiter, au jour, de la position de nos bâtimens. C'était sous une voûte de feu que l'on faissait passer les munitions de la Minerve à la Bellone, et le vent renvoyait sur les frégates les valets enflammés.
Source : Gallica

Adolphe Desjardins Campagne de la frégate "la Manche" dans les mers de l'Inde (1843)

Malgré notre éloignement de la Vénus,
nous engageâmes, sans hésitation, avec une ligne qui comptait une artillerie moitié plus nombreuse que la nôtre, et qui nous fit de graves avaries dans noire grément ; plusieurs haubans et des étais furent coupés, un homme tué et plusieurs blessés ; nous nous aperçûmes que les bâtimens ennemis, reconnaissant la supériorité de notre marche, cherchaient à nous dégréer ou à nous abattre un mât de hune, espérant se sauver, si la brise venait à fraîchir.
Source : Gallica

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