James Fenimore Cooper

James Fenimore Cooper

Résumé

Portrait de James Fenimore Cooper James Fenimore Cooper Lucie Hardinge

Je cherchai l’Aurore dans la direction où je l’avais vue pour la dernière fois ; elle n’y était pas. Sans doute le radeau avait dérivé pendant la nuit. Je tournai lentement les yeux sur tous les points de l’horizon : aucun navire n’apparaissait. Plus de doute, l’Aurore s’était abîmée pendant la nuit, et avec si peu de bruit que je ne m’en étais pas aperçu. Je frissonnai, car je ne pus m’empêcher de penser quel eût été mon destin, si j’avais été tiré du sommeil des vivants, uniquement pour éprouver la dernière agonie, en passant à celui des morts.
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Je vous ai prié de venir, mon cher Miles, ajouta ma sœur, non pas que je croie que le temps presse ; Dieu m’épargnera encore quelque temps, j’en ai la douce confiance, pour adoucir le coup à ceux qui m’aiment ; mais enfin nous devons nous tenir prêts, et il est un sujet, sujet qui me touche le plus au cœur, dont il me tarde de vous parler, pendant qu’il me reste encore un peu de force et de courage. Promettez-moi, mon bon frère, d’être calme, et de m’écouter avec patience.
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Portrait de James Fenimore Cooper James Fenimore Cooper Lucie Hardinge

Mais la modération que je montrai devait être attribuée tout entière à Lucie, dont l’influence sur mes sentiments n’avait jamais cessé. Quant à Marbre, il trouva que tout avait été le mieux du monde, et il était enchanté du ton et des manières de Rupert.
— Tout le monde ne peut pas être un bon marin, Miles, dit-il ; car c’est un don qui nous vient naturellement, comme de chanter ou de danser sur la corde. Comme gentleman, Rupert doit être à merveille à terre, quoique ce soit un triste sire sur mer, comme en conviendront tous ceux qui ont navigué avec lui.
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