Édouard Pujol

Élements biographiques

Édouard Pujol,  Entre deux lames : vie maritime du jour… (1842)

“ Daubigny, morne, silencieux, les bras croisés, recevant avec anxiété toutes les remarques d'Edmond, qui suit les mouvemens de Galmiche, et rend compte de ses efforts pour s'approcher de la bouée.
Oh ! le premier mouvement de la nature humaine est beau sans doute! car il conserve un instinct d'essence divine, qu'une réflexion égoïste n'a pas le temps de déformer ! Mais le second. Il faut être tout Dieu, il faut avoir créé l'Évangile, pour aimer qui nous blesse, pour tendre une main amie à qui nous frappe! Et Daubigny était homme!
”
Source : Gallica

Édouard Pujol,  Entre deux lames : vie maritime du jour… (1842)

“ À peine connaît-il le triste sort dont vient d'être payé le dévouement de Revy, qu'un mouvement généreux le saisit au coeur; c'est à lui de sauver le brick, ou de mourir au moins pour le tenter; il faut que cet homme, son ennemi a juste titre, sans doute, soit au moins forcé de l'admirer ; il paraît trop fier d'avoir pris sa revanche en humiliant son amour-propre de marin, il doit l'écraser sous le poids d'une nouvelle reconnaissance, la dernière, il est vrai, mais immense, éternelle qui devra planer sur toute la vie de Daubigny, car elle elle sera le sacrifice de celle d'Edmond.
Mais Maria !
”
Source : Gallica

Édouard Pujol,  Napoléon, de la vallée du tombeau au dôme des Invalides… (1841)

“ Un capitaine anglais , dont je regrette d'avoir perdu le nom, maigre, décharné, au lit depuis huit mois, est venu à six heures du matin , par une brume épaisse, attendre le moment de la sortie du cortège. Ce vieil officier avait fait les guerres de Hanovre, et ne voulait pas mourir sans avoir vu passer le cercueil de Napoléon.
Quel problème insoluble est donc cet homme dont le génie impose un pareil vertige d'admiration et de respect à ceux même qui se sont battus contre lui, et qu'il a traités en ennemis.
”
Source : Gallica

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