Louis-Eustache Audot Funérailles de l'empereur Napoléon… (1841)

Quand le sarcophage toucha la chaloupe, un magnifique pavillon royal, que les dames de James-Town avaient voulu broder elles-mêmes, fut élevé, et dès lors la frégate redressa ses vergues et déploya ses pavois. Tous les mouvemens de la Belle-Poule furent imités sur-le-champ par les autres bâtiments. Notre deuil avait cessé avec l'exil de Napoléon, et la division française se parait de tous ses ornemens de fête pour recevoir le cercueil impérial sous le drapeau de la France.
Source : Gallica

Louis-Eustache Audot Testament de Louis XVI et de Marie-Antoinette

Qu’ils prennent exemple de nous, combien dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolations, et dans le bonheur on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n’oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu’il ne cherche jamais à venger notre mort. J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant, doit vous avoir fait de la peine ; pardonnez-lui, ma chère Sœur
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Louis-Eustache Audot Funérailles de l'empereur Napoléon… (1841)

La veille du jour où devait avoir lieu la cérémonie de la translation des cendres de Napoléon, deux hommes en grande tenue demandaient à être admis à bord du navire sur lequel était déposé le corps de l'Empereur ; le plus âgé des deux hommes n'eut qu'à se nommer pour forcer la consigne. A peine arrivé devant le cercueil de Napoléon, il s'agenouilla respectueusement, et, se cachant la tête dans ses mains, il resta vingt-cinq minutes au pied du cercueil, plongé dans les méditations et dans le plus profond recueillement. On l'entendait seulement sangloter.
Source : Gallica

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