Talmouse

Définition et enjeux

Ernest d' Hervilly L'Ile des parapluies, aventures du gâte-sauce Talmouse (1890)

Et Miston a échappé à la mort avec ce premier venu, lequel maintenant reprend entièrement connaissance.
Ce premier venu, ce naufragé, c'est Talmouse.
Talmoùse, plus pâle que jamais, et vêtu uniquement d'une chemise déchirée en flanelle et d'un pantalon de toile.
— Ollala! gémit le gâte-sauce, est-ce que je rêve? est-ce que je suis vivant et éveillé? Où me voilà-t-il donc? au Cap?
Talmouse se dresse péniblement sur ses pieds.
Il fait quelques pas, les larmes aux yeux. Il se tord les mains. En face de lui, c'est l'immensité de la mer.
Source : Gallica

Ernest d' Hervilly L'Ile des parapluies, aventures du gâte-sauce Talmouse (1890)

De son côté, Talmouse, à propos de la marée baissante, avait fait une réflexion semblable, et il se mit à récolter sur sa roche et à manger, assis parmi les goëmons, des coquillages saumâtres et coriaces pour se rafraîchir et se soutenir un peu, en attendant que la rapidité des courants du jusant fût assez amoindrie pour lui permettre d'atteindre, en nageant de roche en roche, le refuge où se tenait l'infortuné Hollandais.
Tout en mâchant d'affreux mollusques amers, Talmouse disait aussi : — Picolo nage mal, il me l'a dit ; ce n'est qu'un musicien!
Source : Gallica

Ernest d' Hervilly L'Ile des parapluies, aventures du gâte-sauce Talmouse (1890)

Sur le rocher, à peine grand comme la place Vendôme, où réfléchissait Talmouse, il y avait des amas de géants fucus desséchés. Le gâte-sauce, toujours songeant à la remorque qui lui faisait défaut complètement, remarqua que certains de ces goëmons étaient très longs et larges comme des baudriers. Il les mania.
Source : Gallica

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