Résumé

Pauline Guizot Une famille, ou Les avantages d'une bonne éducation… (1857)

On arriva a la chaumière. La pauvre Marguerite était couchée dans un mauvais lit, avec une seule couverture, malgré le froid précoce qui lui avait été si funeste. Elle paraissait si défaite et si changée, qu'en la voyant, Césarine pâlit et Clémence fondit en larmes. Madame de Balicourt n'était pas moins émue; mais, habituée à contenir sa sensibilité, elle s'occupa de donner à la pauvre femme des consolations, et lui adressa quelques paroles d'encouragement.
«Vous êtes bien bonne, madame, dit celle-ci, d'une voix faible; il en sera ce qui plaira à Dieu. »
Source : Gallica

Pauline Guizot Une famille, ou Les avantages d'une bonne éducation… (1857)

Tout cela n'a lieu que quand ma mère ne peut l'entendre, car, malgré sa douceur, elle a sur Césarine un empire absolu qui fait à la fois son éloge et celui de ma cousine ; du reste, on ne peut refuser à celle-ci d'excellentes qualités. Annette, la petite orpheline qu'elle a adoptée, acquiert, grâce à ses soins et à ceux de ma soeur, toute l'éducation qui peut lui être profitable dans sa position; elle reçoit, sous l'inspection de ma mère, des leçons d'écriture, de calcul et d'orthographe ; elle lit déjà couramment et montre une aptitude singulière pour tous les ouvrages à l'aiguille.
Source : Gallica

Pauline Guizot Une famille, ou Les avantages d'une bonne éducation… (1857)

« Il serait beaucoup plus extraordinaire que tu te fusses attendue à trouver aux Ormeaux les boutiques du Palais-Royal, repartit madame de Balicourt. Je t'ai déjà dit que si tu écoutais ton imagination, elle te jouerait souvent de mauvais tours. Te représenter les choses tout autres qu'elles ne peuvent être raisonnablement, c'est te condamner à n'être satisfaite d'aucune. »
Césarine en convint d'un air un peu boudeur, et quand on eut parcouru tout le théâtre de la foire, visité les curiosités, tiré aux petites loteries, on commença à s'occuper des emplettes.
Source : Gallica

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