Résumé

Collectif Les Écrits nouveaux

Demain, la guerre finira et de nouveau, esclave des Pâles.
Mon Dieu, si je dois rentrer parmi les Pâles, mon Dieu, donnez-moi la puissance. Tous les merveilleux passe-droits pour moi et pour ceux que j’aime. Toutes les injustices et l’arbitraire, pour moi, pour ceux qui me plaisent ou que j’aime,
comme aujourd’hui dans l’atmosphère d’infraction sur la terre de ma liberté et de ma vertu !
Malédiction, ridicule sur l’esprit ! Écrasement sur la connaissance ! Toute la connaissance des siècles ne vaut pas ce dur poignet imberbe.
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Collectif Les Écrits nouveaux

La guerre est le suprême sabotage, le chômage des ouvriers est ce qu’on appelle, dans ma langue natale et rustre, « a mere fleabite », une morsure de puce : on se gratte, on ne parle pas des autres sabotages, les sabotages de crédit. En effet il y a des inventions mécaniques supprimées tous les jours, et l’efficacité vantée des usines monte à 5% au lieu d’un 70% possible. Et on prêche la doctrine de la beauté du travail ; ou on dit : « La civilisation est impossible sans une multitude d’ouvriers qui demandent du travail et sont menacés de la faim. »
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Collectif Les Écrits nouveaux

Mon casque qui me serre et me brûle me fait moins mal autour des tempes que ne me faisait mal la pensée bête. (Cher casque, cache mon front, mon esprit.)
Du jour où j’ai eu mon casque m’a envahi la joie de tuer.
Qu’il est doux, mon browning brillant ! Qu’il est doux, mon bras quand je vise, si mol, si souple, pas tendu ! Parfois, tandis que je marche, ma main se glisse dans l’étui, le touche avec un geste presque impur. Je veux tuer beaucoup d’ennemis, bien que je les estime. Demain, tuer sera défendu.
Mes bottes craquent quand je marche. Je frappe avec mon bâton sur mes bottes.
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