Résumé

Collectif Les Deux Bourgognes

Ne me regardez pas ainsi, Octavio. Je jure que je suis innocente.
— Si belle et si fausse ! murmura le comte en attachant sur moi son regard brûlant que je sentais entrer jusqu’au fond de mon cœur.
— Je jure que je suis innocente, continuai-je. Je n’ai pas sitôt oublié ce que vous avez fait pour moi ; le ciel m’est témoin que je vous aime toujours.
— Tu m’aimes toujours, reprit Octavio. Eh bien ! je vais te dire le moyen de me le prouver. Le bonheur n’est nulle part ici-bas. J’ai dans cette bague un poison subtil qui tue promptement et sans douleur. Partageons-le
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Collectif Les Deux Bourgognes

La philosophie, qu’en a-t-il besoin pour rire de tout ? L’érudition, ce serait du plomb dans ses poches. Lire leurs énormes articles pour y trouver l’imperceptible dose de sens commun dont ils ont l’art de se contenter, ce serait vider un puits pour y chercher une épingle. Hélas ! ces messieurs nous ont montré l’impuissance de ce don qu’on appelle l’esprit ; ils en ont eu en abondance, de l’esprit ; ils en ont eu plus que Lucien, plus que l’Arioste et plus que Voltaire. Et avec tout cela qu’ont-ils produit, si ce n’est le plus grand déluge d’esprit à propos de rien qu’on puisse voir ?
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Quand cette crise fut terminée, la Zoccolina tomba dans un abattement qui ne laissa plus d’espérance au malheureux Cornelio. Elle prononça désormais peu de paroles et ne se plaignait pas. Une seule fois, croyant son père sorti, elle se plaignit de mourir si jeune, quand le destin semblait lui promettre encore tant de jours de bonheur. Quelquefois, elle tournait son œil mourant vers son père, en le priant de prendre du repos, et le vieillard désespéré sortait alors de la chambre pour se frapper la poitrine et verser en silence un torrent de larmes.
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