Collectif, Les Deux Bourgognes
“ Ne me regardez pas ainsi, Octavio. Je jure que je suis innocente. — Si belle et si fausse ! murmura le comte en attachant sur moi son regard brûlant que je sentais entrer jusqu’au fond de mon cœur. — Je jure que je suis innocente, continuai-je. Je n’ai pas sitôt oublié ce que vous avez fait pour moi ; le ciel m’est témoin que je vous aime toujours. — Tu m’aimes toujours, reprit Octavio. Eh bien ! je vais te dire le moyen de me le prouver. Le bonheur n’est nulle part ici-bas. J’ai dans cette bague un poison subtil qui tue promptement et sans douleur. Partageons-le ”
