Collectif

Résumé

Collectif,  Stamboul

“ « La vie, disait elle encore dans un cahier de Pensées dont nous ne connaissons que de trop rares fragments, la vie, c’est une rivière qu’on traversé à la nage ; ceux qui arrivent le plus tôt à l’autre bord sont les plus heureux ». Et la mort finissait par lui apparaître comme le but désiré ; elle chantait un véritable hymne en son honneur.
Voici des vers datés du 16 avril 1888, deux ou trois semaines avant le départ de Julie Hasdeu pour cette patrie roumaine qu’elle aimait tant, cinq mois avant le suprême départ pour cette patrie idéale dont rêvait son âme inquiète.
”
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Collectif,  Stamboul

“ Ô mon âme, ayons bon espoir,
Car si tout passe, Dieu demeure !
C’est dans ces hautes et sereines pensées que Julie Hasdeu s’est endormie. Elle est morte de la phtisie, dit la médecine ; du désir du vrai, de la soif de l’infini, dit une science plus haute et plus idéaliste.
”
Source : Wikisource

Collectif,  Stamboul

“ Ces heures, elle les prenait, hélas ! sur le sommeil, sur le repos, sur la santé elle-même. Cette poésie, qui a charmé sa rêveuse adolescence, l’a peut-être arrêtée au seuil même de la vie. La flamme de la pensée brûlait dans ce jeune cerveau avec tant d’intensité qu’elle a fini par dévorer tout entiers jusqu’aux grands ressorts de l’existence.
Dès l’âge de seize ans, au sortir du collège Sévigné, Julie Hasdeu s’était essayée à écrire des vers dans notre langue ; avec quel succès, on le verra plus loin.
”
Source : Wikisource

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