Résumé

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XXIX

Mais une vérité dont la plupart de ces médecins qui se portent ainsi tout à droite, ou tout à gaucho, ne se doutent pas plus que ceux qui les tournent en ridicule, c’est qu’il est une infinité de maux physiques, et probablement de maladies, ou du moins d’incommodités, qu’on peut guérir par les deux voies opposées ; comme on peut guérir, par les deux moyens contraires, un vice moral ou politique ; la nature produisant quelquefois le même effet, par les deux causes contraires, comme elle produit quelquefois, par la même cause, les deux effets contraires.
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Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XXIX

C’est le moyen de donner à la nature ce qui peut la flatter, et en même temps assez de vigueur pour exécuter ou supporter les choses les plus difficiles et les plus pénibles. Parmi les médecins, les uns, trop indulgens pour leur malade, et se prêtant excessivement à ses fantaisies, s’écartent trop aisément et souvent des loix d’un traitement régulier et méthodique : or, en flattant le malade, ils flattent aussi la maladie.
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Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XXIX

Lorsque le corps éprouve quelque dérangement extraordinaire, ne le négligez point ; mais consultez à ce sujet un homme de l’art. Dans l’état de maladie, occupez-vous principalement de votre santé ; mais, dans l’état de santé, agissez, allez hardiment, et sans trop vous occuper de votre corps. Car toute personne qui aura accoutumé son corps à soutenir des chocs fréquens, pourra, dans ses maladies (à l’exception toutefois des maladies aiguës) , se guérir à l’aide de la seule diète et d’un régime un peu plus doux.
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