Isidore-Hyacinthe Maire

Isidore-Hyacinthe Maire

Résumé

Portrait de Isidore-Hyacinthe Maire Isidore-Hyacinthe Maire Le médecin : anomalies sociales (1864)

Voilà, Messieurs, quel est le médecin. Si je devais le peindre en trois mots, je dirais que c'est l'homme qui doit tout apprendre, tout savoir et tout sacrifier ! Par queue étrange anomalie n'est-il donc pas appelé aux premiers rangs de la hiérarchie sociale ? Le prêtre, le médecin, l'instituteur et le juge, voilà le vrai quaternaire social : consoler, guérir, instruire et juger, voilà l'œuvre civilisatrice dévolue à chacun d'eux, voilà la base de l'humanité civilisée.
Source : Gallica

Portrait de Isidore-Hyacinthe Maire Isidore-Hyacinthe Maire Le médecin : anomalies sociales (1864)

Le jour, la nuit, toujours, toujours aux autres, jamais à lui ! il se doit à l'humanité avant tout ; il faut que ses faiblesses se taisent devant les faiblesses des autres ; que son front soit toujours calme et serein au milieu des angoisses d'autrui ; que sa main soit constamment assurée en présence des convulsions de la douleur ; que son intelligence soit nette et précise alors que tout est en délire autour de lui. Cet homme, car ce n'est qu'un homme, c'est le médecin !
Source : Gallica

Portrait de Isidore-Hyacinthe Maire Isidore-Hyacinthe Maire Le médecin : anomalies sociales (1864)

Il est vrai qu'au moindre malaise ils deviendront les plus serviles adulateurs d'un art qu'une santé florissante leur semblait donner le droit de persiffler. Aujourd'hui, je le reconnais, les rôles sont intervertis, l'ordre des facteurs est changé, et, honorée et respectée, la médecine tend de plus en plus à conquérir la place qu'elle devrait occuper dans notre état social.
Mais cette place, elle la prend parce qu'elle lui revient, ce n'est pas vous qui la lui donnez ; le médecin est à la fois l'homme le plus déplacé et le mieux placé dans le monde.
Source : Gallica

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