Résumé

Louis-François Bigeon Le médecin des épidémies de l'arrondissement de Dinan… (1844)

Le joug n'est point aujourd'hui patiemment souffert. Sans doute, tous les hommes ne peuvent être également grands, également riches, également heureux, mais la législation doit tendre au bonheur de tous. Les gouvernements deviennent impopulaires, ils chancellent, ils tombent sous les lois d'exception, comme sous le poids des bastions et des armées ruineuses.
Si toute justice nous est refusée, trouvons en nous-mêmes, dans l'exposition franche et publique de nos vœux et de nos droits, la force qu'il convient d'opposer aux coups que l'on nous porte.
Source : Gallica

Louis-François Bigeon Le médecin des épidémies de l'arrondissement de Dinan… (1844)

Sous la législation qui nous régit, la médecine est considérée comme moins importante à l'État que les arts les plus frivoles. Dans les villes, on oublie souvent les malades et les infirmes; dans les campagnes, si ce n'est pendant les grandes épidémies, l'administration les oublie toujours ; tandis que des millions, chaque année, sont employés pour distraire ,
pour amuser des fainéants, ou à des choses beaucoup moins utiles.
Source : Gallica

Louis-François Bigeon Le médecin des épidémies de l'arrondissement de Dinan… (1844)

Honore les médecins.
Une pensée politique dirige-t-elle le bras qui, de nos jours, les opprime? Croit-on, en frappant des hommes jusqu'ici les plus inoffensifs, les moins ambitieux, et conséquemment les plus justes appréciateurs des intérêts sociaux, de nos besoins, de nos droits et de nos devoirs; croit-on, en frappant une classe nombreuse , indépendante, instruite, et la plus en rapport avec la société entière , faire retour vers des siècles que la presse a rendus impossibles ?
Source : Gallica

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